Le président américain Donald Trump a tenté lundi une dernière fois de mobiliser ses troupes avant les élections de mi-mandat de mardi, les plus importantes "de notre vie", selon lui, et qui pourraient voir une vague démocrate déferler sur le Congrès.
Dans une allocution étrange et décousue, prononcée devant un immense bassin de Washington dont il a supervisé la rénovation extrêmement laborieuse, le président américain a qualifié les candidats de l'opposition d'"extrémistes" et "dangereux".
"J'ai tenu plus de promesses que je n'en ai fait", a encore dit le milliardaire de 80 ans, auquel les Américains, selon les sondages, reprochent au contraire de ne pas avoir fait baisser le coût de la vie et d'avoir lancé une guerre en Iran, contredisant des engagements de sa campagne présidentielle.
Avant et après avoir évoqué ce scrutin qui sera décisif pour la fin de son mandat, Donald Trump a longuement parlé de divers chantiers à Washington.
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Il a montré des photographies des travaux du bassin jouxtant le mémorial Lincoln, donnant de nombreux détails sur les matériaux de construction.
Ce projet est considéré par ses opposants comme emblématique d'une présidence erratique et déconnectée des réalités.
De leur côté, les démocrates jettent aussi leurs dernières forces dans la bataille pour reprendre mardi le contrôle du Congrès aux républicains.
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Pour décrocher le Sénat, ils espèrent notamment la victoire de James Talarico au Texas et d'Adam Hamilton au Kansas, qui organisent des rassemblements lundi dans ces États traditionnellement conservateurs, point d'orgue d'une campagne tendue.
Historiquement, le parti qui occupe la Maison Blanche perd du terrain au Congrès lors des "midterms", souvent vues comme un référendum sur le président.
Une bataille incertaine
Les démocrates sont donc favoris pour reprendre la majorité à la Chambre des représentants, dont tous les sièges sont renouvelés.
La bataille pour le Sénat, où 35 des 100 sièges sont en jeu, demeure, elle, incertaine. Un sondage dimanche du Siena College pour le New York Times montre toutefois les candidats démocrates favoris à présent dans la plupart des États les plus disputés, notamment le Texas et le Maine.
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Le contrôle de la Chambre donnerait aux démocrates la possibilité de lancer des enquêtes parlementaires sur des présomptions de corruption sous l'administration Trump, le dossier Epstein et d'autres sujets explosifs.
Un Sénat à majorité démocrate pourrait bloquer les nominations par le président, en particulier en cas de vacance à la Cour suprême.
Les démocrates restent tout de même prudents, les sondages ayant par le passé sous-estimé la mobilisation de la base trumpiste.
Il n'en demeure pas moins qu'une majorité d'Américains sont désenchantés. Un sondage de NBC News dimanche montre que 60% d'entre eux désapprouvent l'action du président.
Politique de la terre brûlée
Face à ce bilan contesté, les républicains ont semblé abandonner récemment toute mention de Donald Trump dans leurs publicités électorales, selon une analyse réalisée par l'AFP de 212.000 de ces spots diffusés sur les plateformes de Meta (Facebook, Instagram...).
En janvier, un tiers des dépenses de publicités en faveur des républicains allaient pour des spots mentionnant le président. Début octobre, ce chiffre s'est effondré à seulement un peu plus de 2%.
La campagne à droite a également été marquée par une politique de la terre brûlée, présentant souvent les démocrates comme de dangereux "communistes" et développant une rhétorique identitaire prenant pour cible les immigrés et les musulmans.
Le président américain avait déjà qualifié ces derniers mois de "terroriste" le démocrate Abdul El-Sayed, qui deviendra le premier sénateur musulman s'il est élu dans le Michigan.
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Dans cet État industriel du nord, la campagne a connu un bouleversement dimanche avec le ralliement de la démocrate Haley Stevens – battue par Abdul El-Sayed lors des primaires – au candidat républicain Mike Rogers. À la grande satisfaction de Donald Trump et la grande frustration des démocrates.
Signe des enjeux, un nombre record de 57 millions de personnes, dont une majorité d'électeurs enregistrés comme démocrates, a déjà voté de manière anticipée.
Ces élections ont vu environ 11 milliards de dollars dépensés en campagnes publicitaires, dont une large part provenant de mégadonateurs privés, comme Elon Musk qui a versé près d'un demi-milliard de dollars.
Avec AFP
Source: France 24 · FRANCE 24
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