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Chronique

Isabelle Chaperon

Chroniqueuse au service Economie

Le secrétaire d’Etat néerlandais chargé de l’efficacité de l’administration veut réduire de quelque 15 % les effectifs de l’administration centrale à l’horizon 2035, soit 25 000 postes en moins, en les substituant à des agents d’intelligence artificielle, relève Isabelle Chaperon, chroniqueuse au service Economie du « Monde ».

Publié aujourd’hui à 11h00 Temps de Lecture 1 min.

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Deux ans déjà. En novembre 2024, un Donald Trump fraîchement élu à la Maison Blanche confiait à Elon Musk les clés d’un ministère de l’«efficacité gouvernementale » (DOGE). Ce n’est pas parce que l’expérience imprégnée d’idéologie a tourné court que l’idée d’utiliser l’intelligence artificielle (IA) afin d’économiser l’argent public a été enterrée. Cette fois, c’est au tour des Pays-Bas de brandir – métaphoriquement – la tronçonneuse popularisée par le très libertarien président argentin, Javier Milei.

Le secrétaire d’Etat néerlandais chargé de l’efficacité de l’administration, Eric van der Burg, à La Haye, le 23 janvier 2024.

Dans une lettre adressée lundi 26 octobre au Parlement, le secrétaire d’Etat néerlandais chargé de l’efficacité de l’administration, Eric van der Burg, affiche son intention de réduire de quelque 15 % les effectifs de l’administration centrale à horizon 2035, soit 25 000 postes en moins sur les 160 000 recensés, sachant que la police et la défense sont sanctuarisées. Pas si loin finalement de l’objectif annoncé par la banque néerlandaise Abn Amro, en novembre 2025, d’une baisse de 20 % de ses effectifs.

Pour que l’administration soit « plus simple, plus intelligente, plus compacte », le gouvernement de La Haye mise sur l’IA, histoire d’automatiser les tâches répétitives, mais aussi d’aider à trier parmi les normes et les procédures afin d’alléger la bureaucratie, ce qui, par ricochet diminuerait les besoins en personnels. En 2035, 3,5 milliards d’euros d’économies annuelles sont escomptées.

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Source: Le Monde · Isabelle Chaperon

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