Vers un raz-de-marée bleu au Congrès des États-Unis à l'issue de l'Election day ? C'est, selon les sondeurs, le scénario le plus probable lors des élections de mi-mandat organisées mardi 3 novembre. Les démocrates auraient de bonnes de chances de récupérer la majorité à la Chambre des représentants, au Sénat, voire au sein des deux institutions législatives.
Au niveau national, les démocrates ont 8,9 points d’avance sur les républicains. C’est ce que calcule le "generic ballot" : on demande aux électeurs pour quel parti ils voteront de manière générale. Cet indicateur est particulièrement important car plus l’écart est élevé, plus la vague à la Chambre des représentants promet d’être grande - si les sondages sont corrects.
Traditionnellement, le parti du président au pouvoir perd les élections de mi-mandat, et l'impopularité historique de Donald Trump, qui atteint désormais les 60 % selon un sondage publié dimanche 1er novembre par NBC News, va aussi en ce sens
À lire aussiRetrouvez les résultats des Midterms en direct
À la Chambre des représentants, avantage démocrate
Depuis la fin des primaires des partis dans les différentes circonscriptions, toutes les enquêtes d'opinion pointent dans la même direction : une victoire des démocrates à la Chambre des représentants.
Selon la dernière projection du site spécialisé Decision Desk HQ datée du 2 novembre, les démocrates auraient 84 % de chance de reprendre la chambre basse. Le site américain prévoit même un coup de balai ("sweep") puisqu'il estime qu'ils auront 241 sièges alors qu'il n'en faut que 218 pour détenir la majorité.
Le Cook Political Report, lui, prédit une prise de 12 à 25 sièges pour un total pouvant aller jusqu’à 240 pour les démocrates.
FLIPR, le modèle du statisticien Nate Silver, parmi les plus scrutés à chaque année électorale, leur donne carrément 95,1 % de chances de reprendre possession du marteau symbolisant l'autorité gouvernementale des États-Unis.
En directSuivez la soirée électorale des Midterms 2026
Au Sénat, un optimisme démocrate
Pour ce qui concerne la chambre haute, les démocrates ont toutes les raisons - et tous les sondages du monde - d'être optimistes. Même si la marge est moins haute qu'à la Chambre, les sondeurs sont unanimes dans leur projection concernant les chances de récupérer une majorité au Sénat.
Actuellement, le Sénat est composé de 53 républicains, 45 démocrates et 2 indépendants qui votent avec les démocrates. Avec 35 sièges mis en jeu le 3 novembre, l'arithmétique est simple pour les démocrates : ils doivent conquérir quatre sièges pour obtenir une majorité. Car en cas d'égalité entre les deux partis, il revient au vice-président républicain J.D. Vance de départager les égalités.
Du côté du Decision Desk HQ, on estime à 62 % les chances des démocrates de l'emporter avec 52 sièges. Nate Silver évalue les chances démocrates à plus de 80 % dans son estimation finale.
À lire aussiCe que changerait une majorité démocrate au Congrès pour Trump et les républicains
Le dernier sondage réalisé par le New York Times avec la Siena University, publié dimanche 1er novembre, estime toutefois que les candidats démocrates sont à présent favoris dans la plupart des États clés qui détermineront le contrôle du Sénat : le Michigan, le Kansas, le Texas, le Maine, l'Ohio et, de justesse, l'Alaska et l'Iowa.
Les voyants sont au vert pour une vague bleue mais...
Un sondage n'est cependant pas une élection. La prudence reste de mise, les sondages ayant par le passé sous-estimé à plusieurs reprises la mobilisation de la base Maga de Donald Trump.
Le vénérable journal The Washington Post a admis vendredi avoir été confronté à ce phénomène au Kansas en réalisant un sondage qui donne le candidat démocrate au Sénat en tête de 9 points. "Il y a de bonnes raisons de suspecter que ce sondage surestime le soutien aux candidats démocrates", indique le quotidien.
Même prudence du côté de son concurrent, le New York Times, au moment de publier son tout dernier sondage : "C'est une possibilité tout à fait réelle. Les partisans du président Donald Trump sont relativement peu enclins à répondre aux sondages, ce qui entraîne le risque omniprésent d'une erreur de sondage. Et comme nous le verrons à la fin de cette lettre d'information, certains signes indiquent que cela constitue à nouveau un problème sérieux pour les instituts de sondage lors de ce cycle électoral."
Source: France 24 · Romain HOUEIX
At a glance
- Topic
- World
- Country
- 🇫🇷 FR
- Publisher language
- FR
- Added to Allnira