À trois jours de l'ouverture de la COP31, lundi 9 novembre, l'Union européenne envoie un nouveau signal contradictoire sur le climat. Les États membres ont approuvé ce vendredi 6 novembre le report d'un an d'une législation destinée à réduire les émissions de méthane. Un gaz à effet de serre particulièrement puissant, responsable d'une part importante du réchauffement climatique.
Publié le : 07/11/2026 - 10:44
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Le report de l'entrée en vigueur de la législation européenne contre les émissions de méthane a été validé par les États membres de l'Union, de 2027 à 2028.
Selon Bruxelles, ce délai est justifié par la flambée des prix de l'énergie, en raison de la guerre au Moyen-Orient. Ce texte est pourtant essentiel pour lutter contre le changement climatique.
Le report d'un an était demandé par la France, quand des États comme la République tchèque ou l'Italie voulaient davantage. L'Allemagne s'est finalement ralliée à la position française et de la Commission.
Bruxelles avait déjà nettement assoupli cette législation cet été, en conseillant aux États membres de renoncer jusqu'à la fin 2029 aux amendes prévues en cas de non-respect des obligations de déclaration.
Le méthane, deuxième contributeur au réchauffement climatique
Le méthane est en effet le deuxième contributeur du réchauffement climatique après le dioxyde de carbone. Il s'échappe notamment des installations pétrolières et gazières.
Leurs exploitants devront traquer les fuites de ce gaz et réparer leurs équipements en conséquence. Une obligation qui s'appliquera également aux producteurs étrangers d'hydrocarbures dont les produits sont importés en Europe.
Cette disposition a provoqué une importante opposition de la part des pays producteurs, les États-Unis en tête.
Ils ont donc obtenu un report d'au minimum un an, car le Parlement européen s'est prononcé pour un report de trois ans. Une négociation va donc s'ouvrir avec les eurodéputés pour trouver un compromis. Au grand dam des défenseurs de l'environnement et des Nations unies, qui avaient lancé en juin dernier un « appel à l'action mondiale » contre le méthane.
En 2025, le secteur des énergies fossiles a représenté 35% des émissions mondiales de méthane d'origine humaine, soit environ 124 millions de tonnes, selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE).
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Source: RFI
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