La garde à vue de l'homme de 39 ans a repris, lundi après-midi, après avoir été interrompue pour qu'il soit examiné par un psychiatre.

France Télévisions

Publié le 27/10/2026 12:20

Temps de lecture : 2min

Le procureur antiterroriste, Olivier Christen, s'exprime lors d'une conférence de presse au tribunal de grande instance de Paris, le 26 octobre 2026. (LUDOVIC MARIN / AFP)
Le procureur antiterroriste, Olivier Christen, s'exprime lors d'une conférence de presse au tribunal de grande instance de Paris, le 26 octobre 2026. (LUDOVIC MARIN / AFP)

Le suspect a reconnu "la matérialité des faits" mais "conteste le caractère raciste de ses crimes", selon Olivier Christen, procureur national antiterroriste. La garde à vue de Kévin T., interpellé après l'attentat raciste à Trappes et La Verrière (Yvelines), a repris, lundi 26 octobre dans l'après-midi, après avoir été interrompue pour analyser son état psychiatrique. Elle est désormais susceptible de durer jusqu'à jeudi.

"Un psychiatre a procédé à un nouvel examen de l'intéressé", lequel "ne présentait pas de symptômes de décompensation aiguë, ni de signe direct ou indirect en faveur d'une activité hallucinatoire ou délirante", ni "de signes cliniques d'une pathologie aliénante, décompensée, justifiant une hospitalisation sous contrainte", a expliqué lundi devant les journalistes Olivier Christen. Le procureur a par ailleurs livré plus d'éléments sur le profil du suspect, Kévin T., homme de nationalité française âgé de 39 ans.

L'homme "était inconnu des services de renseignement" et son casier judiciaire porte mention de "quatre condamnations de droit commun, toutes réhabilitées" et dont la dernière remonte à 2012, a fait savoir le procureur. "[Ces types de profils] sont ceux qui nous inquiètent le plus", "des individus un peu isolés, qui sont nourris d'idéologie raciste, qui s'abreuvent des discours ambiants et qui soudainement passent à l'action", "ce qui est le plus difficile à détecter", avait déclaré plus tôt le ministre de l'Intérieur. Kévin T. "était mû par la haine, le racisme, et il a tué pour ça", a résumé lundi Laurent Nuñez.

Dans sa voiture, le Pnat rapporte avoir trouvé "un pistolet mitrailleur (...) ainsi que plusieurs éléments d'armes et de munitions, en particulier des chargeurs et un pointeur laser, un couteau, une bombe lacrymogène, une paire de menottes, un brassard Police". "Je tiens à préciser qu'aucun tract d'un parti politique n'a été découvert dans son véhicule", a ajouté Olivier Christen, alors que le journal Le Monde avait mentionné, dans un premier temps, la présence de prospectus du RN.

Il avait par ailleurs piégé son domicile, situé dans la commune de Plaisir, "dont il était propriétaire", a expliqué le procureur. Sur place, un dispositif "assez basique et mal configuré", composé "de deux minuteurs", était en place et était en capacité de "détruire l'appartement et endommager les appartements adjacents". "L'ouverture de la fenêtre puis de la porte par le Raid a permis de faire baisser l'intensité en gaz".

Les analyses sanguines effectuées sur le suspect ont par ailleurs révélé la présence de cannabis et de cocaïne, selon le Parquet national antiterroriste. Kévin T. est soupçonné d'avoir ouvert le feu sur huit sites différents, vendredi, à Trappes et à La Verrière. Un Français d'origine congolaise, Pengo Bossio Wangi, a été tué. Sept autres personnes ont été blessées, dont quatre grièvement.

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Source: Franceinfo · franceinfo avec AFP

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