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Les candidats à l’élection présidentielle Édouard Philippe (à gauche) et Jean-Luc Mélenchon. Stephane Mahe / REUTERS / Abdul Saboor / REUTERS

CHRONIQUE - Entre le discours clientéliste mélenchoniste construit sur l’assignation des individus, notamment à leur couleur de peau, et les propos d’Édouard Philippe sur la surreprésentation de jeunes issus de l’immigration dans les violences, qui est le plus hostile à l’universalisme républicain ?

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« Je n’irai pas au “20 Heures” de TF1 », a lancé, sur l’air de Nous n’irons plus au bois, Jean-Luc Mélenchon, la semaine dernière, à la suite de l’interview d’Édouard Philippe. La raison de cette « annulation » spectacle ? Les propos « dégoûtants » d’Édouard Philippe, au sujet de la surreprésentation de jeunes issus de l’immigration dans les violences autour des manifestations et l’échec de l’intégration. On notera que le débat est définitivement sorti du champ lexical philosophique ou simplement analytique, pour emprunter un registre sentimentalo-ménager (« beurk »). Il y a une logique à cela : Jean-Luc Mélenchon ne cherche nullement à traiter des faits, sans quoi l’analyse des profils des casseurs permettrait au moins d’étayer la discussion - Gérald Darmanin a partiellement éclairé la situation en produisant l’analyse statistique des dossiers des interpellés, pour 30 % étrangers.

Mais le leader LFI ne cherche pas à nourrir le débat, il veut tout au contraire…

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Source: Le Figaro · Laurence de Charette

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