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Pionnier de la vidéo, de l’art sociologique et du Net Art, le Français a consacré son œuvre à l’exploration critique et facétieuse des technologies de la communication.

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L’artiste français Fred Forest, après la toute première vente aux enchères mondiale d’un site Web, à l’Hôtel Drouot, à Paris, le 28 octobre 2000.

Sa « Lettre annonçant mon décès par moi-même », publiée sur ses réseaux sociaux jeudi 5 novembre, est l’ultime pied de nez de Fred Forest. « J’ai grâce à la complicité affectueuse de mon fils Adrien le plaisir de vous annoncer ma propre disparition », détaille le message posthume de l’artiste de 93 ans, fidèle jusqu’au bout à l’esprit mordant qui a animé son travail pendant plus de six décennies.

« Mon activité dans l’art que j’ai tenté de renouveler chaque jour que j’ai vécu a donné plein sens à ma vie. En cela je sais avoir été comblé par ce jeu très sérieux qu’est l’art, auquel je me suis adonné toute mon existence, et qui m’aura appris finalement que l’argent n’est nullement nécessaire pour réaliser ses rêves les plus fous », poursuit sa missive. Dressant un bilan de sa carrière, il estime qu’il est « adulé par beaucoup, méprisé par certains et ignoré par le plus grand nombre », avant d’annoncer la suite avec facétie : « Allongé dans ce trou creusé dans la terre à Anserville [Oise] je vais avoir tout mon temps maintenant pour réfléchir sereinement à ce que je fais demain, mes amis… »

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Source: Le Monde · Emmanuelle Jardonnet

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