Par Le Figaro avec AFP
Publié le 27/10/2026 à 07h28
Plus de 900.000 travailleurs indépendants chargés d’évaluer et corriger les réponses de systèmes d’IA, installé sur leurs appareils auraient leurs données personnelles collectées.
Passer la publicité Passer la publicitéL'ONG autrichienne de défense des droits numériques Noyb a annoncé mardi le dépôt de cinq plaintes en Europe contre la société américaine Scale AI qu'elle accuse de collecter illégalement les données personnelles des employés de sa plateforme d'entraînement d'intelligence artificielle Outlier. Deux plaintes doivent être déposées en Autriche, une en France, une aux Pays-Bas et une autre en Italie, a précisé l'ONG dans un communiqué. Selon Noyb, Outlier, qui revendique plus de 900.000 travailleurs indépendants chargés notamment d'évaluer et corriger les réponses de systèmes d'IA, installe sur leurs appareils des traceurs permettant à des sociétés comme TikTok, Facebook, LinkedIn, Sprig ou Datadog de collecter des données personnelles.
Ces traceurs transmettraient toutes les quelques secondes des informations telles que les adresses IP, les coordonnées, des identifiants uniques et des données sur les pages consultées. Ces informations peuvent ensuite être utilisées à des fins de ciblage publicitaire ou de profilage, selon Noyb. Outlier «collecte d'énormes quantités de données personnelles et oblige les travailleurs à subir une vérification biométrique intrusive», dénonce l'ONG. «En Europe, cette surveillance généralisée sur le lieu de travail viole clairement le droit fondamental des travailleurs à la protection des données», poursuit-elle.
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Transmission de documents d’identité
Noyb dénonce également le recours répété à une procédure de vérification biométrique opérée par la société américaine Persona, impliquant l'enregistrement vidéo du visage des travailleurs ainsi que la transmission de documents d'identité. Selon l'ONG, cette affaire met en lumière les conditions de travail et la vulnérabilité de centaines de milliers de personnes qui contribuent à l'entraînement des modèles d'intelligence artificielle utilisés par des entreprises comme Meta, OpenAI ou Google et qui, en tant qu'indépendants, ne bénéficient pas des mêmes droits que les salariés en matière de prestations sociales notamment.
Source: Le Figaro · Le Figaro avec AFP
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