Par Le Figaro avec AFP
Publié le 05/11/2026 à 15h05
DISPARITION - L’artiste français, né en Algérie, fut un des premiers à explorer la réalité virtuelle et les NFT. Avant de disparaître il a rédigé sa propre nécrologie où il dit «avoir été adulé par beaucoup, méprisé par certains et ignoré par le plus grand nombre ».
Passer la publicité Passer la publicitéL'artiste français Fred Forest, pionnier du multimédia et agitateur de la création contemporaine, est décédé mercredi à l'âge de 93 ans ainsi qu'il l'a lui-même annoncé dans un message transmis par son fils à l'AFP. « J'ai grâce à la complicité affectueuse de mon fils Adrien le plaisir de vous annoncer ma propre disparition », écrit-il dans le message, où il se dit « adulé par beaucoup, méprisé par certains et ignoré par le plus grand nombre ».
Le Centre Pompidou, qui lui avait consacré deux rétrospectives, lui a rendu hommage jeudi, saluant la mémoire d'« un pionnier de la vidéo, de l'art sociologique ou encore du net art ». « Mon activité dans l'art que j'ai tenté de renouveler chaque jour que j'ai vécu a donné plein sens à ma vie. En cela je sais avoir été comblé par ce jeu très sérieux qu'est l'art, auquel je me suis adonné toute mon existence, et qui m'aura appris finalement que l'argent n'est nullement nécessaire pour réaliser ses rêves les plus fous », indique-t-il aussi dans son message posthume.
Provocateur
Né en 1933 en Algérie, Fred Forest avait été contrôleur des postes et télécommunications avant d'embrasser une carrière d'artiste qui l'a conduit à utiliser la vidéo dès 1967. Sa pratique touchera également les médias, le net art ou la réalité virtuelle. En 2021, il avait annoncé la mise en vente d'un NFT, « NFT-Archeology », pour un montant de « 69,3 millions + 1 dollar » avec le but affiché de battre le record de l'époque. « C'est un jeu qui fait du sens dans le milieu de l'art », avait-il alors expliqué à l'AFP.
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Tout au long de sa carrière et, donc, jusqu'à sa mort, l'artiste aura multiplié les provocations « artistiques ». En janvier 1972, il avait publié dans le quotidien Le Monde, sous un article titré « Communiquer », un rectangle blanc, œuvre intitulée 150 cm2 de papier journal. En 1976, invité à la télévision belge, il persuade les téléspectateurs qu'il peut, depuis le studio où il se trouve, les voir, cherchant à ainsi inciter le public à ne plus être passif devant l'écran. Son message posthume porte la trace de sa facétie : « Allongé dans ce trou creusé dans la terre à Anserville (...), je vais avoir tout mon temps maintenant pour réfléchir sereinement à ce que je fais demain, mes amis... »
Source: Le Figaro · Le Figaro avec AFP
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