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Le pays subit les retombées des guerres dans la région depuis l’automne 2023. Un rebond du tourisme est certes enregistré depuis juin 2026, mais la reprise est inégale.
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D’un balcon de l’Hôtel Dead Sea Spa, Nasser Tayeh montre avec fierté la vue magnifique sur la mer Morte et les reliefs derrière la rive qui fait face, en Cisjordanie (cette portion du territoire palestinien occupé est située en zone C, sous contrôle exclusif d’Israël) ; le flanc sud-ouest, lui, est israélien. Mais la beauté ne console pas le directeur de l’hébergement de cet établissement construit sur la côte jordanienne, où voisinent une dizaine d’hôtels haut de gamme. C’est encore la haute saison, « mais elle n’en est pas une. Le taux d’occupation de nos chambres tourne autour de 15 % à 20 % », explique-t-il. A l’en croire, la situation est similaire chez les concurrents.
Sur la plage de l’hôtel, en contrebas, il n’y a qu’une poignée de touristes qui s’enduisent de boue, connue pour ses vertus, ou lézardent sous les parasols : ce sont des Argentins, qui ont fait un voyage express en Jordanie, après avoir annulé leur déplacement au printemps à la suite de la guerre lancée, le 28 février, par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran. Les affrontements de haute intensité ont alors duré cinq semaines.
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Source: Le Monde · Laure Stephan
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