Le président américain est particulièrement présent lors de ces derniers jours de campagne, avec des déplacements dans l’Iowa ou dans le Kansas, et un dernier discours, dans la nuit de lundi à mardi, au bord du Reflecting Pool, ce bassin de 610 mètres sur 50 à Washington qu’il a voulu, coûte que coûte, rénover.
Live animé par Luc Vinogradoff
Posez votre question à la rédaction :
13:39 Les ateliers du « Monde »
Au lendemain des midterms, quel monde après Trump ?
Quel bilan peut-on commencer à tirer de la présidence de Donald Trump, à deux ans de son départ de la Maison Blanche ? Comment imaginer l’après-Trump ? C’est ce que propose la soirée spéciale organisée par Le Monde au Grand Rex le 10 novembre.
L’événement réunira l’analyse de huit journalistes de la rédaction (Raphaëlle Bacqué, Valentine Faure, Alain Frachon, Michel Guerrin, Sylvie Kauffmann, Delphine Papin, Gilles Paris, Nabil Wakim), la danse avec les danseurs du Ballet de l’Opéra Grand Avignon et leur spectacle America, la musique du Groupe N U I T et le dessin de Sergio Aquindo, avec la participation artistique de Thomas Jolly. Plus d’informations et réservations ici. Cet événement sera aussi retransmis dans des cinémas, dont vous pouvez retrouver la liste ici.
Lire aussi :
13:37 Ce que nous lisons
Ce que nous lisons/écoutons en ce moment
Le refus de reconnaître les résultats d’une élection, une tradition américaine. La crainte que Donald Trump ne reconnaisse pas les résultats, comme il l’a déjà fait en 2020, augmente à mesure que les midterms approchent. Le magazine de droite Commonplace replace le concept d’election denier (« déni d’élection ») dans le contexte historique américain.
Comment gagner une élection au Texas ? De la bière et des saucisses gratuites. C’est la technique du candidat républicain Ken Paxton, qui donne tout pour essayer de recoller au démocrate James Talarico. « Confronté à la possibilité d’une rare défaite des républicains au Texas, M. Paxton a pris des mesures inhabituelles pour remplir les salles », écrit le New York Times, qui a suivi ses derniers de campagne, entre open bars à Fort Worth et BBQ à la demande à Abilene.
13:21 Vos questions
Bonjour,
Vous êtes (très) nombreux à nous poser cette question.
Les élections auront lieu mardi, mais il faudra probablement plusieurs jours pour connaître avec certitude la composition des deux chambres du Congrès. Les premières tendances seront disponibles dans la nuit du 3 au 4 novembre, heure française. Si les résultats sont suffisamment nets, on pourrait connaître dès mercredi le parti majoritaire à la Chambre des représentants et au Sénat.
En 2022, il avait fallu quatre jours pour connaître la majorité au Sénat, acquise aux démocrates le 12 novembre, et huit jours pour celle de la Chambre des représentants, remportée par les républicains le 16 novembre.
Cette année, certaines courses serrées pourraient également retarder les résultats, notamment dans le Maine et en Alaska, où le vote préférentiel pourrait aussi prolonger l’attente : si aucun candidat ne dépasse 50 % des voix, plusieurs étapes de redistribution des suffrages peuvent être nécessaires pour départager les candidats.
13:15 Pour approfondir
13:00 Vos questions
Bonjour, Andros,
Vous faites allusion au post de l’ancien journaliste de Fox News devenu commentateur d’extrême droite, à l’influence considérable en ligne. Il écrit notamment que « sous la pression du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, l’administration Trump serait à quelques jours de lancer une frappe nucléaire sur l’Iran. La cible serait Pickaxe Mountain, où les services de renseignement israéliens assurent que le gouvernement iranien a relancé son programme d’enrichissement nucléaire ». Il précise que, étant donné « qu’aucune arme classique de l’arsenal américain ne peut pénétrer » les fortifications, « la seule option militaire serait une frappe nucléaire » et affirme que « Nétanyahou pousse sans relâche en ce sens ».
La Maison Blanche n’a pas commenté ces informations. Donald Trump a effectivement discuté au cours de ce week-end avec le premier ministre israélien, mais il n’a pas dit de quoi. Il a, en revanche, à nouveau menacé l’Iran ce week-end.
S’il s’est éloigné de Donald Trump et des sphères MAGA historiques, Tucker Carlson reste proche du vice-président, J. D. Vance. Et, comme le note sur X Ryan Grimm, journaliste du média de gauche DropSite News, que l’on ne peut soupçonner d’être proche de Carlson, ce dernier « a d’excellentes sources au sein de l’administration Trump et ne doit pas être ignoré ».
Sur Le Monde aujourd’hui
Découvrez les articles les plus lus par nos abonnés
12:04 Vos questions
Bonjour, Marco, et merci de nous rejoindre pour la dernière ligne droite !
Les élections de mi-mandat auront lieu mardi 3 novembre, même si le vote par correspondance est ouvert depuis le 4 septembre dans certains Etats qui l’autorisent (plus de 54,7 millions de personnes ont déjà voté, selon l’agence AP et CNN).
Vous pourrez retrouver tous les résultats, ainsi que les analyses de notre rédaction, pendant la nuit de mardi à mercredi sur ce direct.
11:46 Pour approfondir
La gauche, désabusée par les luttes identitaires, se redécouvre un intérêt pour la pensée marxiste
Par Valentine Faure
En novembre 2025, la Chambre des représentants des Etats-Unis votait une résolution dénonçant les « horreurs du socialisme ». Le 1er septembre, une nouvelle résolution condamnait cette fois le « socialisme sous toutes ses formes », en particulier le mouvement Democratic Socialists of America (« socialistes démocrates d’Amérique », DSA), la principale organisation socialiste du pays. Bien qu’ils n’aient pas force de loi, ces textes donnent une idée de l’anxiété qui gagne les républicains – ainsi que certains démocrates – face au retour du « péril socialiste ».
11:24
Que pèsent les nouvelles menaces de Donald Trump formulées contre l’Iran ?
La guerre en Iran, peut-être le principal héritage du début du deuxième mandat de Donald Trump, pourrait peser sur les élections de mi-mandat. C’est le président américain lui-même qui a réitéré ses menaces au cours du week-end, dans les médias et lors d’un meeting dans l’Ohio. Dans un discours décousu dont il a le secret, il a ainsi déclaré dans le Buckeye State :
« La seule raison pour laquelle je n’en ai pas encore fini avec l’Iran, c’est que je veux être gentil… Mais nous allons devoir, à un moment, leur donner un coup de massue. »
Il a dit qu’il restait « un ou deux sites » à traiter, notamment le mont Kolang, surnommé « Pickaxe Mountain », situé à environ 200 kilomètres au sud de Téhéran, près du complexe nucléaire de Natanz. « Nous pouvons faire ça en dix minutes », a-t-il lancé à des journalistes en Floride, assurant pouvoir intervenir « très rapidement ».
Reste à savoir quel est ce « moment ». Depuis la fin du cessez-le-feu d’avril, les tirs de missiles et de drones ont régulièrement lieu, du Golfe à la Jordanie en passant par le détroit d’Ormuz. Selon le média Axios, habituellement bien informé, l’entretien téléphonique, samedi, entre Donald Trump et Benyamin Nétanyahou, qui a perdu sa majorité en Israël, a servi à parler de l’opportunité et du calendrier d’une intensification des opérations militaires. Le premier ministre israélien aurait insisté pour que Washington frappe l’Iran immédiatement après les élections, tandis que M. Trump a émis le souhait de laisser les négociations suivre leur cours.
L’Iran a répondu dimanche qu’une reprise des hostilités pourrait entraîner une guerre « plus longue que la précédente ». « Les restrictions géographiques imposées au conflit » ont été « levées » et « les différentes cibles matérielles et immatérielles de l’ennemi identifiées », a ajouté le porte-parole des gardiens de la révolution, Hossein Mohebi, selon l’agence de presse ISNA.
11:07 Pour approfondir
Dans l’Ohio, une campagne républicaine sous tension et sans retenue
Par Nicolas Chapuis
Donald Trump a une nouvelle obsession, que personne n’avait vue venir : le postérieur de Jon Husted. Le président américain a une nouvelle fois fait longuement l’apologie de la plastique du sénateur républicain de l’Ohio – qui tient à son physique d’ancien footballeur universitaire –, candidat à sa réélection, lors d’un meeting à Chillicothe, une petite ville dans le sud de cet Etat industriel du Midwest, mercredi 28 octobre.
1 compte dès 13,99 €/mois
Sans engagement
- Tous nos articles, vidéos, podcasts et newsletters
- L’application La Matinale du Monde, dès 7 heures, la sélection d’articles par la rédaction
- Le quotidien en version numérique dès 13 heures
10:10
Psychodrame dans le Michigan : retour sur le lâchage de dernière minute dans le camp démocrate
L’élection sénatoriale dans cet Etat du Midwest était déjà l’une des plus suivie de ce cycle électoral, elle vient de prendre une tournure inattendue à seulement deux jours du vote. Haley Stevens, l’élue démocrate qui a perdu la nomination face Abdul El-Sayed, a lâché son camp et apporté son soutien au républicain Mike Rogers.
Voici l’analyse à chaud de notre correspondant à New York, Nicolas Chapuis :
Ce coup dur pour la campagne démocrate est l’aboutissement de plusieurs mois de tensions. La primaire avait été très virulente entre les deux candidats, particulièrement opposés sur la situation au Moyen-Orient. Abdul El-Sayed, 42 ans, qui deviendrait le premier musulman à siéger au Sénat en cas de victoire mardi, est farouchement propalestinien, quand Haley Stevens, 43 ans, est l’une des plus grandes défenseuses d’Israël dans les rangs démocrates au Congrès. Les différents lobbys en faveur de l’Etat hébreu aux Etats-Unis ont versé près de 40 millions de dollars (35,7 millions d’euros) en faveur de sa candidature – ou pour critiquer celle d’Abdul El-Sayed. En vain.
Pourquoi une telle décision, alors qu’Hayley Steven affirmait encore vendredi au New York Times qu’elle voterait pour lui ? Un élément de réponse pourrait être la campagne particulièrement dure menée par les deux démocrates pendant la primaire.
La représentante a déclaré qu’elle attendait des excuses du candidat pour des déclarations durant la campagne des primaires, ainsi qu’une condamnation d’un spot publicitaire diffusé par l’un de ses groupes de soutien liant l’augmentation du coût de la vie dans le Michigan aux milliards de dollars que les Etats-Unis versent à Israël, « utilisés pour tuer des Palestiniens ». Devant ces conditions jugées inacceptables, les équipes d’Abdul El-Sayed ont demandé à Haley Stevens de rester à l’écart de la campagne. Le candidat s’est donc rendu dimanche à un office religieux dans une autre église noire de Detroit, sans son ancienne adversaire.
Ce psychodrame pourrait avoir des conséquences bien plus profondes sur le futur du Parti démocrate, comme le note le site Semafor. « Si El-Sayed perd, il y aura une bataille entre les démocrates, qui ont dépensé plusieurs millions de dollars pour l’aider, et l’aile gauche du parti, qui dira qu’on ne peut pas faire confiance à l’establishment quand un de leurs candidats remporte une nomination (…) Mais si El-Sayed gagne, son camp dans le parti pourra dire qu’il l’a fait malgré l’opposition des démocrates pro-Israël ».
Le Michigan est un des sièges du Sénat que les démocrates doivent absolument conserver, tout en enregistrant un gain net de quatre autres sièges, pour en prendre le contrôle. Abdul El-Sayed est donné vainqueur par la plupart des sondages, dont celui du New York Times qui lui donne 11 points d’avance.
Lire aussi :
09:53 Pour approfondir
Le petit guide pour tout comprendre aux midterms
Par Pierre Breteau
Des élections parlementaires tous les deux ans, tel est le rythme de la démocratie américaine depuis la création de la Chambre des représentants et du Sénat en 1787. Comme l’élection du président a lieu tous les quatre ans, les électeurs états-uniens votent donc aussi au mitan du mandat présidentiel. Ce sont les élections de mi-mandat – midterms en anglais.
06:15 Pour approfondir
06:10 L’essentiel
Ce qu’il faut savoir sur la campagne des midterms, lundi 2 novembre à 6 h 10
- Donald Trump a conclu, dimanche, ses déplacements de campagne par deux meetings dans l’Iowa puis dans le Kansas, à deux jours de la clôture du scrutin. Au total, le président américain aura sillonné une douzaine d’Etats et effectué une trentaine de rassemblements pour soutenir des candidats républicains pour ces élections qui s’annoncent serrées.
- Le dernier discours de campagne de Donald Trump devrait avoir lieu lundi à Washington, au bord du Reflecting Pool, ce bassin de 610 mètres sur 50 que le républicain a voulu rénover en changeant sa couleur, ce qui a suscité de nombreuses polémiques.
- D’après l’agence AP et la chaîne CNN, plus de 54,7 millions de personnes ont déjà voté pour ces élections de mi-mandat. Ce décompte inclut les votes anticipés en personne et par correspondance. Dans de nombreux Etats où se jouent les sièges sénatoriaux les plus disputés, le vote anticipé a dépassé celui des élections de 2022.
- Donald Trump a prévenu qu’il pourrait devenir « Monsieur Veto » si les démocrates remportaient la majorité au Congrès, dans un entretien avec Miranda Devine, dont Fox News a diffusé un extrait sur le réseau social X. Le président américain a expliqué qu’il s’opposerait aux textes adoptés par les démocrates avant de négocier d’éventuels compromis.
- Dans le Michigan, le soutien, dimanche, de la représentante démocrate Haley Stevens au républicain Mike Rogers dans la course au Sénat a provoqué des démissions dans son équipe et la colère de son parti. Interrogée sur CNN, Haley Stevens a dit s’être débarrassé « d’un poids sur les épaules » en décidant de soutenir le candidat républicain au détriment de celui de son propre parti, Abdul El-Sayed.
- Une juge fédérale a rejeté, dimanche, un recours préventif de l’administration Trump visant à empêcher la certification d’une éventuelle défaite du sénateur républicain Dan S. Sullivan en Alaska. Le ministère de la justice invoquait un risque de confusion avec un candidat homonyme, Daniel J. Sullivan, recruté par un consultant lié à la campagne de la démocrate Mary Peltola pour prendre des voix au sortant, selon une enquête du New York Times.
05:48
Donald Trump conclut ses déplacements de campagne dans le Kansas
« C’est mon trentième meeting, et j’en termine ce soir. C’est fini », a déclaré Donald Trump, dimanche soir, lors d’un rassemblement à Salina, dans le Kansas, quelques heures après s’être déjà exprimé longuement lors d’un meeting dans l’Iowa, l’un des nombreux Etats qu’il a visités durant la campagne des midterms.
« J’ai pris beaucoup de plaisir », a ajouté le président américain, qui se déplaçait pour soutenir le sénateur républicain sortant du Kansas, Roger Marshall, pris dans une course étonnamment serrée pour conserver son siège.
Le dernier discours de campagne de Donald Trump devrait avoir lieu lundi, à la veille de la clôture du scrutin, au bord du Reflecting Pool, à Washington, ce bassin de 610 mètres sur 50 que le républicain a voulu rénover en changeant sa couleur, ce qui a suscité de nombreuses polémiques.
Le républicain avait dit qu’il ferait appel à des entrepreneurs qu’il connaissait pour s’occuper du monument en quelques jours seulement et pour environ 1,5 million de dollars avant la fête de l’Indépendance, au début de juillet. Les travaux se sont terminés avec près de trois mois de retard, et le budget a explosé, dépassant de plus de dix fois l’estimation initiale.
Le bassin a ensuite été rapidement envahi par des algues, et son revêtement bleu « drapeau américain » a commencé à se décoller par endroits. Il a été de nouveau vidé en urgence à la mi-juillet pour être réparé.
Donald Trump a accusé à plusieurs reprises des vandales, mais le bureau de la procureure des Etats-Unis pour le district de Columbia – l’ancienne présentatrice de Fox News et alliée de longue date du locataire de la Maison Blanche, Jeanine Pirro – a déclaré que les problèmes étaient dus à un travail bâclé.
05:44 Pour approfondir
04:20
Michigan : la démocrate Haley Stevens dit s’être débarrassée « d’un poids sur les épaules » en décidant de soutenir le candidat républicain
Invitée sur CNN pour expliquer son choix de soutenir le candidat républicain du Michigan au Sénat, Mike Rogers, l’élue démocrate à la Chambre des représentants Haley Stevens a confié s’être débarrassée « d’un poids sur les épaules ».
« Je me suis réveillée ce matin l’esprit clair, en pleine forme et concentrée sur ce que je ressentais au fond de moi, et c’est tout », a-t-elle déclaré à propos du soutien public qu’elle a apporté, dimanche, au républicain Mike Roger, après des tensions avec le candidat de son propre parti, Abdul El-Sayed.
Relancée à plusieurs reprises par l’intervieweur Anderson Cooper sur les raisons de son revirement, Haley Stevens – qui a été battue par Abdul El-Sayed lors de la primaire démocrate pour la candidature au Sénat dans le Michigan – s’est montrée plutôt confuse dans ses explications, évoquant une « colère et un manque de bienveillance » du candidat qu’elle soutenait auparavant.
« J’espère voir davantage de bienveillance au sein du Parti démocrate et que nous acceptions tout simplement qu’il y ait des divergences d’opinions », a-t-elle ajouté, précisant qu’elle n’avait pas encore voté. « Ma décision est prise, je suis inébranlable. Je suis une femme indépendante, j’ai pris ma décision », a-t-elle néanmoins insisté.
« Je n’essaie pas de contrarier qui que ce soit. Je suis simplement honnête avec mes électeurs et je me fais l’écho de ce que j’entends de la part des gens », a-t-elle également assuré sans rentrer dans les détails.
Interrogé par des journalistes dimanche soir, Abdul El-Sayed a préféré jouer l’indifférence, affirmant qu’il se concentrait sur les sujets qui préoccupent les électeurs, comme le coût élevé de la vie. « En vrai, je ne pense pas vraiment à Haley Stevens (…). Tout cela n’a aucune importance », a-t-il dit.
« Il s’agit d’une trahison méprisable de la part de l’élue Stevens », avait écrit, dimanche, sur les réseaux sociaux, le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, qui avait soutenu Haley Stevens lors des primaires.
02:25
Donald Trump menace de « donner un coup de massue » à l’Iran
« La seule raison pour laquelle je n’en ai pas encore fini avec l’Iran, c’est que je veux être gentil… Mais nous allons devoir, à un moment, leur donner un coup de massue », a déclaré Donald Trump, dimanche, lors de son premier meeting du jour, tenu dans l’Iowa, dans le centre des Etats-Unis.
Cette déclaration survient au lendemain de menaces déjà proférées par le président américain de « s’occuper » d’encore un ou deux sites en Iran. « Nous pouvons faire ça en dix minutes », avait-il lancé, lui qui n’avait pas exclu la semaine dernière « une autre petite “Fureur épique” », en référence au nom de l’opération militaire lancée le 28 février par Washington contre l’Iran.
Téhéran a répliqué, dimanche, en prévenant que Donald Trump ne serait, cette fois, « pas en mesure de dicter ni le moment ni les conditions » d’un arrêt des hostilités. « Une nouvelle guerre pourrait être plus longue que la précédente », a dit le porte-parole de l’armée, Mohammad Akraminia.
Si une accalmie est observée depuis le début de septembre, des informations de presse évoquent une possible campagne militaire courte et intense après les élections américaines de mi-mandat prévues mardi 3 novembre. Le média américain Axios a rapporté que Donald Trump s’était entretenu, samedi par téléphone, avec le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, de l’opportunité et du timing d’une intensification des opérations militaires.
01:08
Plus de 54 millions de votes anticipés
D’après l’agence de presse AP et la chaîne CNN, plus de 54,7 millions de personnes ont déjà voté pour ces élections de mi-mandat. Ce décompte inclut les votes anticipés en personne et par correspondance.
Dans de nombreux Etats où se jouent les sièges sénatoriaux les plus disputés, le vote anticipé a dépassé celui des élections de mi-mandat il y a quatre ans.
Le 02/11 à 00:58
Dans l’Iowa, Donald Trump dit qu’il veut « empêcher les communistes et les djihadistes » de contrôler les Etats-Unis
Donald Trump est de retour sur le terrain. Après avoir passé son samedi dans sa résidence floridienne de Palm Beach où il a participé à des « rassemblements téléphoniques », le président américain prend part à deux meetings, dimanche. Il s’est d’abord rendu une nouvelle fois dans l’Iowa, qu’il avait pourtant largement remporté en 2024.
« Nous allons gagner », a-t-il répété à la foule dans un discours de deux heures, interrompu à plusieurs reprises par des manifestants. Accusant ces trouble-fêtes d’être payés, Donald Trump a exhorté ses soutiens à se mobiliser pour « empêcher les communistes et les djihadistes qui haïssent l’Amérique de prendre le contrôle des Etats-Unis en s’emparant du Congrès américain ».
« Ce que nous avons fait est sans précédent, et ils vont tout démolir », a insisté le républicain, qui n’a cessé d’étendre le pouvoir exécutif depuis son retour à la Maison Blanche, aidé par un Parti républicain docile.
Malgré son optimisme affiché, cette nouvelle visite dans l’Iowa, puis celle prévue plus tard dans la journée au Kansas, autre Etat traditionnellement ancré à droite, pourrait trahir une certaine fébrilité du camp républicain.
Dans ces terres conservatrices, les sondages donnent, en effet, les démocrates au coude-à-coude en raison du mécontentement provoqué par l’explosion du coût de la vie et de la guerre en Iran, lancée malgré la promesse de Donald Trump d’arrêter les campagnes militaires à l’étranger.
Le 01/11 à 20:50
Alaska : la justice rejette le recours de l’administration Trump visant à bloquer la certification du scrutin sénatorial
Une juge fédérale a rejeté, dimanche, un recours préventif de l’administration Trump visant à empêcher la certification d’une éventuelle défaite du sénateur républicain Dan S. Sullivan en Alaska aux élections de mi-mandat.
Le ministère de la justice invoquait un risque de confusion avec un candidat homonyme, Daniel J. Sullivan Jr., recruté par un consultant démocrate lié à la campagne de Mary Peltola pour prendre des voix au sortant, selon une enquête du New York Times. La candidate démocrate et les instances nationales du parti ont nié tout lien avec cette candidature.
L’administration demandait de bloquer la certification si les suffrages obtenus par l’homonyme pouvaient faire basculer le résultat, puis d’enquêter pour déterminer si ses électeurs avaient en réalité voulu voter pour le sénateur.
Mais la juge Sharon Gleason a souligné que le gouvernement n’expliquait pas comment une telle enquête pourrait préserver le secret du vote, rapporte le New York Times, dimanche. Elle a également estimé qu’une intervention fédérale en plein scrutin risquait de provoquer précisément la confusion que l’administration disait vouloir éviter.
Les autorités électorales de l’Alaska s’opposaient, elles aussi, au recours. Elles faisaient notamment valoir que le bulletin distinguait les deux candidats par leur nom, leur affiliation politique et la mention du mandat du sortant.
Le contexte
Le Monde tient un direct consacré aux midterms, les élections de mi-mandat aux Etats-Unis, alors que de nombreux sondages annoncent « une vague bleue » et la reprise en main du Congrès par le Parti démocrate.
Les dernières informations. Vous y trouverez toute l’actualité liée au vote du 3 novembre : déclarations politiques, meetings de campagne ou encore décryptages de polémiques, mais aussi des graphiques et des infographies.
Un espace d’échanges. Nous sommes aussi ici pour répondre (dans la mesure du possible) à vos questions sur le fonctionnement des différents scrutins, sur leurs enjeux, etc. N’hésitez pas à envoyer des messages, et même à partager avec nous des informations que vous jugez utiles.
Vu des Etats-Unis. Retrouvez les reportages, les analyses et les décryptages de tous nos correspondants sur place, qui répondent à vos questions lors de tchats.
Source: Le Monde · Luc Vinogradoff
At a glance
- Topic
- World
- Country
- 🇫🇷 FR
- Publisher language
- FR
- Added to Allnira