« Les prix du pétrole tombent comme des pierres (…) parce que les gens sentent qu’il n’y aura pas de guerre avec l’Iran », a écrit le président des Etats-Unis sur son réseau, Truth Social, après avoir assuré dimanche qu’il était prêt à donner un « coup de massue » à la République islamique.
Live animé par Pierre Bouvier et Gabriel Coutagne (service Photo)
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22:18
Les électeurs de l’Idaho appelés à choisir une arme emblématique
Après une fleur, un légume et même un dinosaure, l’Idaho pourrait bientôt se doter d’une arme à feu emblématique. Les électeurs de cet Etat du Nord-Ouest sont invités à se prononcer sur la question lors des élections de mi-mandat, mardi.
Ils pourront choisir, à titre consultatif, leur arme à feu préférée parmi une liste de six modèles, dont l’un pourrait donc devenir l’emblème de l’Etat. La liste comprend quatre fusils, dont deux modèles différents de la marque Winchester, un revolver Colt et un pistolet semi-automatique du même fabricant.
Le chef de la majorité républicaine à la Chambre des représentants de l’Idaho, Jason Monks, avait présenté cette proposition en mars afin de soumettre la question au vote des électeurs. « Nous avons déjà beaucoup de symboles officiels, des oiseaux officiels et (…) je crois que nous avions même évoqué une saveur officielle de tarte (…), mais nous n’avons pas d’arme officielle », avait-il déclaré à ses collègues parlementaires.
Le vote ayant un caractère consultatif, il reviendra ensuite au parlement de l’Etat de désigner officiellement une arme comme emblème de l’Etat.
22:04
« Les gens sentent qu’il n’y aura pas de guerre avec l’Iran », dit Donald Trump
« Les prix du pétrole tombent comme des pierres (…) parce que les gens sentent qu’il n’y aura pas de guerre avec l’Iran. L’Iran veut un accord, aussi rapidement que possible. Cela pourrait arriver ! », écrit le président des Etats-Unis sur son réseau, Truth Social, après avoir assuré dimanche qu’il était prêt à donner un « coup de massue » à la République islamique.
21:06 L’essentiel
Ce qu’il faut savoir sur la campagne des midterms, lundi 2 novembre en début de soirée
- Donald Trump a lancé ses dernières attaques contre les démocrates depuis Washington, qualifiant les élections de mardi de scrutin de mi-mandat « le plus important de notre vie ». Après un long développement sur ses chantiers, il a repris plusieurs accusations infondées contre ses adversaires, notamment Abdul El-Sayed.
- Les deux camps ont multiplié les déplacements de dernière minute, avec notamment J. D. Vance et Donald Trump Jr. à New York puis dans l’Ohio, et Andy Beshear et Pete Buttigieg auprès de candidats démocrates.
- L’administration Trump a saisi la Cour suprême pour faire mettre à part quelque 20 000 bulletins par correspondance en Californie, dans l’attente d’une vérification de la nationalité des électeurs concernés. Les autorités californiennes contestent la fiabilité de la liste fédérale ; les juridictions inférieures ont rejeté la demande.
- J. D. Vance insulte un candidat démocrate lors d’un meeting dans l’Etat de New York, avant de reprendre un slogan visant la gouverneure Kathy Hochul : « Débarrassez-vous de la sorcière ».
- Des intempéries pourraient compliquer les déplacements des électeurs dans le centre des Etats-Unis mardi. Les spécialistes interrogés par NBC News estiment toutefois leur effet électoral limité, notamment grâce au vote anticipé et par correspondance.
- Trump a promis de protéger Elon Musk en cas d’enquêtes démocrates et envisagé des grâces préventives pour ses collaborateurs.
- L’Iran a fait état de consultations « intenses » avec Washington, sur fond de nouvelles menaces américaines.
21:05
Bruce Springsteen apporte son soutien à Abdul El-Sayed dans le Michigan
Bruce Springsteen a annoncé lundi son soutien au démocrate Abdul El-Sayed dans la course au Sénat dans le Michigan. « Le docteur El-Sayed se bat pour notre Constitution américaine, il se bat pour notre démocratie américaine et il se bat contre les dirigeants corrompus, qui bafouent la loi et sont antiaméricains, actuellement à la Maison Blanche. C’est pourquoi je suis à ses côtés à 100 % », a écrit le musicien dans son message sur les réseaux sociaux.
Soutien de longue date des candidats démocrates, Springsteen avait notamment fait campagne pour Kamala Harris en 2024. Son intervention survient à la veille du scrutin, alors qu’El-Sayed affronte le républicain Mike Rogers.
20:54 Vos questions
Bonjour,
Nos correspondants sillonnent les Etats-Unis et notre rédaction est mobilisée depuis près d’une semaine : nous serons au rendez-vous demain, mercredi et les jours suivants, aussi longtemps que nécessaire, pour vous faire vivre le scrutin, en vérifier les résultats et en éclairer les enjeux.
Vous pouvez retrouver tous nos contenus dans la rubrique consacrée au midterms.
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20:34
Après un long détour par ses chantiers, Donald Trump présente les élections de mardi comme le scrutin de mi-mandat « le plus important de notre vie »
Donald Trump a qualifié les élections de mardi de scrutin de mi-mandat comme étant « le plus important de notre vie », lors de son intervention au bord du Reflecting Pool, à Washington. « Le Parti démocrate a investi les candidats les plus extrêmes et les plus dangereux de l’histoire américaine », a affirmé le président américain.
Ces attaques ont été précédées d’un long développement sur ses projets de rénovation dans la capitale. Terre végétale, canalisations rouillées, gazon des Bermudes, pierre calcaire, luminaires, colonnes corinthiennes, fontaines et statues : Donald Trump a multiplié les détails, évoquant aussi sa salle de bal, un héliport « absolument nécessaire » et les traces de graffitis. Il a notamment consacré au moins huit minutes à commenter des photographies de ses chantiers devant le petit public réuni pour l’occasion.
Abordant ensuite la criminalité, l’économie et le scrutin, il a repris ses thèmes de campagne et plusieurs accusations contre les démocrates. Evoquant des « djihadistes et des membres des Frères musulmans », il a de nouveau accusé sans preuve Abdul El-Sayed, candidat démocrate au Sénat dans le Michigan, d’appartenir à cette organisation islamiste.
Il a également accusé les démocrates de vouloir ouvrir les frontières, augmenter massivement les impôts, supprimer les armes à feu et les énergies fossiles, et imposer ce qu’il appelle la « mutilation transgenre » des enfants. Il a enfin repris l’allégation infondée selon laquelle ils feraient venir des millions de migrants dans l’espoir de les faire voter.
Le président s’est toutefois montré moins affirmatif sur les perspectives républicaines : « Pour une raison ou une autre, le président en exercice ne gagne pas les élections de mi-mandat. Mais nous avons vraiment tout donné », a-t-il déclaré.
« J’ai en réalité tenu bien plus de promesses que je n’en avais faites », a conclu Donald Trump à propos de son second mandat.
20:11
A la veille des midterms, Trump parle canalisations et algues au Lincoln Memorial
Donald Trump a commencé lundi son discours au bord du Reflecting Pool, à Washington, en plaisantant sur un changement de nom du bassin, dont il annonçait la réouverture officielle. « Nous envisageons très sérieusement de le rebaptiser “Trump Reflecting Pool” », a-t-il lancé, promettant une annonce mardi, avant de préciser : « Non, je plaisante. »
Accompagné du ministre de l’intérieur, Doug Burgum, le président américain s’exprime devant quelques dizaines de personnes, dont des employés du National Park Service, ainsi que des journalistes.
Annoncée comme un dernier appel aux électeurs avant les élections de mi-mandat, son intervention porte pour l’heure sur les canalisations, le fleuve Potomac et les algues. Il s’en est ensuite pris à l’ancien directeur du FBI James Comey, sans encore aborder les enjeux du scrutin.
20:04
Des intempéries attendues dans le centre des Etats-Unis, un effet électoral jugé limité
Des pluies et des orages pourraient compliquer les déplacements des électeurs mardi dans plusieurs Etats du centre des Etats-Unis, rapporte NBC News. Le Texas et le Kansas, où les élections au Sénat sont très disputées, figurent parmi les territoires concernés par le passage du système orageux.
Les phénomènes les plus violents sont attendus dès lundi dans le nord du Texas et en Oklahoma, avec des rafales pouvant dépasser 120 km/h, un risque de tornades et de possibles coupures de courant. Mardi, le système se déplacera vers l’est, avec des risques de crues soudaines dans la basse vallée du Mississippi, notamment autour de Memphis.
Les spécialistes interrogés relativisent toutefois les conséquences sur le scrutin. Si la pluie peut réduire légèrement la participation, le développement du vote anticipé et par correspondance en atténue désormais l’effet. Selon les chiffres cités par NBC News, seuls 37 % environ des électeurs votent encore le jour même à l’échelle nationale.
La part des électeurs susceptibles d’être concernés varie selon les Etats : en 2024, environ 20 % des électeurs texans avaient voté en personne le jour du scrutin, contre 45 % au Kansas.
20:00 Vos questions
Bonjour,
Avec le costume bleu et la chemise blanche, la cravate rouge constitue une signature visuelle immédiatement reconnaissable de Donald Trump, expliquait en 2024 Vanessa Friedman, responsable de la mode au New York Times, au média public KQED. Le rouge évoque la puissance et l’autorité ; c’est aussi la couleur associée au Parti républicain.
Pour le teint « terra cotta »… Plusieurs médias se sont penchés sur le maquillage de Donald Trump. Dès juillet 2016, Fashionista recueillait les propos du maquilleur de la convention républicaine sur son teint orangé. En février 2019, Vanity Fair rapportait qu’il se maquillait lui-même. Puis, en septembre 2019, le Washington Post confrontait son explication par l’éclairage aux observations de maquilleurs et de photographes. Il y a quelques jours, The Daily Beast relevait, photographies à l’appui, une nette démarcation entre son visage coloré et son cou plus clair lors d’un échange avec les journalistes avant son départ pour le Texas.
Enfin, il n’est pas inutile de rappeler qu’il fait appel aux codes visuels de la télévision et de la célébrité, univers dans lesquels il a construit sa notoriété.
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19:45 Vos questions
Bonjour,
Le vote en personne se déroule mardi, avec des horaires qui varient selon les Etats et les bureaux. De nombreux Etats proposent aussi un vote anticipé en personne, ouvert depuis plusieurs jours ou semaines.
Un électeur encore dans la file d’attente à la fermeture de son bureau a le droit de voter, quelle que soit la durée de l’attente. En cas d’erreur sur son bulletin, il peut en demander un nouveau. Si les machines tombent en panne, il peut demander un bulletin papier de secours.
Les exigences d’identification varient selon les Etats : 36 imposent une forme de justificatif. Un électeur qui l’a oublié, dont le nom ne figure pas sur la liste ou dont le droit de vote est contesté peut, selon sa situation, demander un bulletin provisoire. Celui-ci sera examiné avant d’être éventuellement comptabilisé. Les règles sont consultables sur USA.gov.
L’intimidation électorale est un délit fédéral. Toute menace ou pression, notamment des questions agressives sur la nationalité d’un électeur, peut être signalée aux autorités électorales ou au dispositif non partisan Election Protection. Le ministère de la justice dispose également d’une ligne réservée.
Les premiers résultats provisoires sont publiés après la fermeture des bureaux, progressivement selon les fuseaux horaires. Certaines élections pourront être tranchées dans la soirée américaine, mais les plus serrées pourraient nécessiter plusieurs jours, voire plusieurs semaines, notamment pour compter les bulletins par correspondance. Les résultats officiels sont certifiés ultérieurement, selon le calendrier de chaque Etat.
19:19 Ce que nous lisons
En 1946, les Américains votaient contre la vie chère et faisaient entrer Nixon, Kennedy et McCarthy au Congrès
« Vous en avez assez ? » En 1946, ce slogan républicain avait trouvé un écho auprès d’Américains exaspérés par l’inflation et les difficultés de l’après-guerre. Le parti avait gagné 55 sièges à la Chambre et 12 au Sénat, prenant le contrôle des deux assemblées pour la première fois depuis 1928, rappelle Bob Crawford, musicien des Avett Brothers et auteur d’une biographie du président John Quincy Adams, dans une analyse publiée par le média conservateur américain The Dispatch.
Mais la portée du scrutin dépassait cette sanction contre le président démocrate Harry Truman : Richard Nixon et John F. Kennedy entraient à la Chambre des représentants, tandis que Joseph McCarthy était élu au Sénat. Deux futurs présidents et l’homme dont le nom resterait associé à la chasse aux communistes arrivaient ainsi à Washington.
Le Congrès issu de ces élections a aussi contribué à façonner durablement les Etats-Unis : adoption du plan Marshall, création de la CIA et du Conseil de sécurité nationale, proposition du 22e amendement interdisant plus de deux mandats présidentiels.
Quatre-vingts ans plus tard, Crawford rapproche cette colère contre la vie chère de celle qui pèse sur Donald Trump. Il invite surtout à regarder les personnalités que le scrutin pourrait porter au Congrès : les démocrates Abdul El-Sayed, James Talarico ou Adam Hamilton, mais aussi des indépendants comme Dan Osborn. Sans leur prédire un destin comparable, il souligne que la majorité républicaine de 1946 n’avait duré que deux ans, tandis que Nixon, Kennedy et McCarthy ont durablement marqué la politique américaine.
19:02
J. D. Vance insulte un candidat démocrate et relaie un slogan contre Kathy Hochul
Les dernières heures de la campagne ne sont pas les plus reluisantes. Le vice-président américain J. D. Vance a traité lundi de « connard » le candidat démocrate à la Chambre des représentants Blake Gendebien, lors d’un meeting à Rome, dans l’Etat de New York, rapporte NBC News.
« Quel connard, mesdames et messieurs », a-t-il lancé sous les acclamations, avant d’ajouter : « Je présente mes excuses aux parents. Je vois quelques enfants. Ecoutez vos parents : ne parlez pas comme le vice-président des Etats-Unis ».
Alors qu’il critiquait ensuite la gouverneure démocrate Kathy Hochul, candidate à sa réélection, des participants ont scandé « Ditch the witch » (« Débarrassez-vous de la sorcière »). Tout en affirmant ne pas cautionner ce slogan, Vance l’a répété pour les téléspectateurs, l’a qualifié de message « approprié pour Halloween », puis l’a repris une nouvelle fois.
Le vice-président doit poursuivre lundi sa tournée de campagne dans l’Ohio.
18:35
L’administration Trump saisit la Cour suprême pour faire mettre à part les bulletins de 20 000 électeurs en Californie
L’administration Trump a saisi lundi la Cour suprême en urgence pour faire mettre à part quelque 20 000 bulletins de vote par correspondance en Californie, à la veille des élections de mi-mandat, rapporte l’agence Associated Press.
Le ministère de la justice demande qu’ils ne soient pas comptés avant vérification de la nationalité des électeurs concernés, qu’il soupçonne de ne pas être citoyens américains. Les autorités californiennes jugent cette liste très peu fiable et estiment qu’elle comprend probablement de nombreux citoyens.
Les juridictions inférieures ont rejeté la demande. Le juge fédéral David O. Carter a notamment averti que cette mesure risquait de désorganiser le scrutin et de priver des citoyens de leur droit de vote. « Si l’exécutif peut écarter des votes et menacer une élection en cours sur la base d’allégations non démontrées, alors notre démocratie est en danger », a-t-il écrit.
Le vote est ouvert depuis le début du mois d’octobre en Californie, où les quelque 23 millions d’électeurs inscrits reçoivent tous un bulletin par courrier. Selon AP, le vote de non-citoyens demeure rare, malgré la priorité donnée par l’administration Trump à sa détection.
18:27 Vos questions
Bonjour,
Vous faites sans doute référence à l’absence d’invitation de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, une première depuis le début de ses missions américaines en 2002. L’organisation a publiquement dénoncé cette décision, jugée contraire aux engagements américains. Il ne s’agit toutefois pas d’une interdiction générale des observateurs indépendants, dont l’accès dépend des lois de chaque Etat.
Selon Associated Press, les organisations démocrates ont formé environ 10 000 bénévoles et l’association non partisane Common Cause quelque 16 000 autres. Les démocrates du Sénat mobilisent également une centaine d’observateurs. Beaucoup surveilleront les abords des bureaux, sans nécessairement pouvoir assister au vote ou au dépouillement.
Le ministère de la justice prévoit, lui, environ 1 000 agents. Ce dispositif suscite des craintes d’intimidation, mais le ministère assure qu’ils ne seront pas armés et n’interféreront pas avec le vote. L’administration affirme aussi qu’aucun déploiement d’agents de la police de l’immigration dans les bureaux n’est prévu.
Enfin, la complexité des procédures que vous évoquez tient au fédéralisme : l’article I, section 4, de la Constitution confie aux Etats l’organisation des élections au Congrès, sous réserve des règles fédérales. Les modalités de vote et de dépouillement varient donc selon les Etats. Cette complexité peut allonger le décompte, sans constituer en elle-même un indice de fraude.
18:08
Iran : consultations « intenses » avec Washington, sur fond de nouvelles menaces militaires
A la veille des élections de mi-mandat américaines, l’incertitude demeure donc entre poursuite des discussions et nouvelle escalade. L’Iran a fait état lundi de consultations « intenses » avec les États-Unis, par l’intermédiaire notamment du Qatar et du Pakistan, pour éviter une reprise des hostilités. Téhéran se dit prêt à rouvrir le détroit d’Ormuz en deux jours, contre sept dans son précédent plan, à condition que ses exigences soient satisfaites.
Celles-ci comprennent un cessez-le-feu sur l’ensemble des fronts régionaux, le dégel des avoirs iraniens à l’étranger, la levée des sanctions pétrolières et la fin du blocus naval américain. Ces signaux diplomatiques ont contribué à faire reculer le Brent de 6 %, à 106 dollars le baril, selon l’Agence France-Presse.
Ces échanges interviennent alors que Donald Trump a déclaré samedi qu’il lui restait à « s’occuper » d’un ou deux sites nucléaires iraniens. Selon Axios, le président américain souhaite toutefois laisser les négociations se poursuivre, après un entretien téléphonique avec Benyamin Nétanyahou. Parallèlement, le commentateur d’extrême droite Tucker Carlson a affirmé que l’administration Trump pourrait lancer prochainement une frappe nucléaire sur le site souterrain de Pickaxe Mountain, sous la pression du premier ministre israélien. Cette affirmation n’est pas confirmée.
Téhéran a averti lundi que toute attaque, « quel qu’en soit le moyen », entraînerait une riposte « puissante, immédiate et globale ».
17:52 Sur le terrain
En Géorgie, un couple conservateur en colère contre Trump au meeting de Jon Ossoff et de son invité, Barack Obama
Même âge – 54 ans – et même colère contre Donald Trump. Todd et Sheryl Banister n’avaient jamais participé à une réunion politique avant ce 28 octobre. Lui se définit comme libertarien et porte un tee-shirt du groupe de heavy metal Megadeth. Il travaille dans le secteur des prêts immobiliers, comme informaticien. Elle, coach nutritionniste de formation, est inscrite dans les registres républicains. C’est dire si elle a fait du chemin.
Le couple a pris place dans la queue trois heures avant l’ouverture des portes près d’Atlanta (Géorgie), pour assister au meeting du sénateur démocrate Jon Ossoff et de son invité exceptionnel, l’ancien président Barack Obama.
Leur conseil aux conservateurs endurcis ? « Chacun devrait se demander s’il vit mieux qu’il y a deux ans », résume Todd. Des républicains basculant en faveur des démocrates ? Le phénomène est rare dans un pays aussi polarisé, où l’emprise de Donald Trump sur son parti ne se dément pas, malgré les sondages défavorables.
Sheryl Banister a voté pour Donald Trump en 2016 en suivant un calcul simple : elle voulait une majorité conservatrice à la Cour suprême, pour défendre ses valeurs chrétiennes. « J’ai grandi dans un foyer conservateur où l’on n’écoutait pas les démocrates. Maintenant, j’écoute tout le monde. Je suis dégoûtée par cette administration, par la corruption et les mensonges. » Le soir même du meeting, elle comptait mettre en ligne des selfies, pour témoigner de son expérience. « Je pense que je vais perdre des amies, qui considèrent que voter démocrate, c’est trahir notre foi chrétienne. Tant pis pour elles. »
Sheryl et Todd ont deux fils adultes, de 24 ans et 19 ans. « Je suis désolé pour nos garçons, soupire le père. Ils ne savent pas comment était la politique il y a trente ans. Je ne veux pas que ce chaos soit normalisé et accepté. Comment peut-on, par exemple, placer son propre avocat à la tête du département de la justice ? C’est une destruction de notre système. Je veux revenir en arrière. On avait des attentes et des exigences plus grandes à l’égard de nos présidents. » Pour se tenir occupé dans la file d’attente, Todd Banister tient en main un pavé : le rapport de la commission parlementaire sur le 6 janvier 2021, jour de l’assaut du Capitole.
« Beaucoup de gens étaient plus amoureux de l’idée d’un Donald Trump que de Donald Trump lui-même, estime-t-il. Il a profité de l’exaspération par rapport à Washington, il est arrivé en disant qu’il n’était pas un politicien et qu’il allait purger le marais. C’est lui, le marais ! Il est impossible de croire que les électeurs veulent tout ça. Sinon, on se condamne à devenir une nation du tiers-monde. »
Piotr Smolar (Washington, correspondant)
17:34
Dernier jour de campagne : Donald Trump va lancer un ultime appel aux électeurs depuis Washington
Le président doit prononcer lundi son discours de clôture de campagne à Washington, à la veille d’élections de mi-mandat qui pourraient faire perdre aux républicains le contrôle du Congrès et entraver ses deux dernières années à la Maison Blanche.
Après une tournée de 28 étapes achevée dimanche au Kansas, le président américain s’exprimera au bord du bassin du Lincoln Memorial, récemment rénové, à 14 heures, soit 20 heures à Paris, selon son programme officiel. Il regagnera ensuite la Maison Blanche, d’où il participera à sept rassemblements téléphoniques entre 16 heures et 20 h 15, soit entre 22 heures et 2 h 15 du matin à Paris. Selon la Maison Blanche, son discours défendra son bilan et opposera le programme républicain à celui des démocrates.
Sur le terrain, le vice-président, J. D. Vance, et Donald Trump Jr. feront campagne dans l’État de New York auprès des candidats républicains à la Chambre Anthony Constantino et Kailee Buller, avant de rejoindre l’Ohio. Le président de la Chambre, Mike Johnson, multipliera les étapes en Caroline du Nord et en Virginie.
Les démocrates mobilisent eux aussi leurs figures nationales : le gouverneur du Kentucky, Andy Beshear, soutiendra Rob Sand, candidat au poste de gouverneur de l’Iowa, tandis que l’ancien ministre des transports Pete Buttigieg fera campagne auprès de David Crowley, candidat au même poste dans le Wisconsin. James Talarico et Adam Hamilton, candidats au Sénat, organisent également des rassemblements au Texas et au Kansas.
17:11 Vos questions
Bonjour,
Le discours sur la fraude peut souder la base trumpiste, mais complique la préparation de 2028 : il transforme une éventuelle défaite en injustice et évite un débat sur le bilan présidentiel. Dans une tribune publiée par Le Monde, le spécialiste des États-Unis Lauric Henneton explique ainsi que Trump pourrait délégitimer les résultats pour faire de 2028 l’élection de la revanche.
Les divisions sont déjà perceptibles. Selon Politico, des responsables républicains imputent en privé leurs difficultés à Trump, sans le critiquer publiquement. Le sondage cité illustre ce dilemme : 29 % des électeurs républicains interrogés expliqueraient un revers par son effet négatif sur la popularité du parti, contre 30 % par son absence sur les bulletins.
Une défaite ne condamnerait pas les chances républicaines en 2028, mais ses éventuels successeurs − à commencer par J. D. Vance − devront élargir leur audience sans perdre les fidèles du président, une tension relevée par Piotr Smolar, notre correspondant à Washington. Donald Trump entretient d’ailleurs l’incertitude en évoquant toujours un troisième mandat, malgré l’interdiction constitutionnelle d’être élu président plus de deux fois.
L’ampleur du revers éventuel pèsera donc sur la suite : une lourde défaite renforcerait les demandes de réorientation, sans garantir que le parti parvienne à s’affranchir de Trump.
16:38 Vos questions
Bonjour,
Donald Trump a assuré qu’il protégerait Elon Musk si les démocrates lançaient des enquêtes contre lui après les élections de mi-mandat, dans un entretien au podcast « Pod Force One », animé par Miranda Devine, éditorialiste au New York Post, et publié lundi, rapporte Axios.
Interrogé sur des rumeurs d’enquête ou de saisie des avoirs du patron de Tesla et de SpaceX, le président américain a répondu : « Ce ne sont que des paroles. Mais si cela se concrétise, nous devrons les protéger. » Selon Axios, Musk a consacré près d’un demi-milliard de dollars à combattre les démocrates durant ce cycle électoral.
Donald Trump a également évoqué la possibilité d’accorder des grâces préventives à ses collaborateurs et à d’autres alliés s’ils étaient visés. « Je le ferai si nécessaire, bien sûr, a-t-il déclaré. Je n’hésiterai même pas. Je le ferai. »
Le président a aussi réaffirmé qu’il aimerait briguer un troisième mandat, tout en reconnaissant que le texte constitutionnel était « très précis ». « Il nous reste plus de deux ans. C’est long. On peut faire beaucoup de choses pendant cette période », a-t-il ajouté.
16:09 Vos questions
Il existe toujours des risques de fraude dans les élections, mais historiquement elles sont très peu nombreuses aux Etats-Unis. Le système est compliqué, parce que chaque Etat a ses propres règles et ses propres modes de scrutin (avec des bulletins, des machines à voter, par correspondance…), et le décompte est souvent très long. Mais les résultats sont globalement jugés fiables.
Le vrai risque en l’occurrence est plutôt dans la contestation du résultat au nom de fraudes imaginaires, comme l’explique mon confrère Piotr Smolar dans son article de la semaine dernière.
Cela avait été le cas en 2020, lors de la présidentielle entre Joe Biden et Donald Trump. Le milliardaire avait accusé les démocrates de fraudes massives, alors que toutes les enquêtes ont montré que cela était faux. Au contraire, c’est lui qui avait appelé le secrétaire d’Etat de la Géorgie pour lui demander de « trouver 11 780 votes » en sa faveur. Mais le récit de la corruption électorale des démocrates s’est imposé au sein d’une large frange des républicains, qui continue de prétendre contre toute évidence que l’élection de 2020 a été volée.
Ces derniers mois, Donald Trump a préparé les esprits à ce scénario, en accusant par avance les démocrates de vouloir truquer les élections. Les soupçons républicains se portent principalement sur le fait que dans certains Etats, il n’y a pas besoin de documents d’identité pour voter (cela n’est pas obligatoire aux Etats-Unis et des millions d’Américains n’en possèdent pas).
Ce travail de sape de la confiance dans la démocratie porte ses fruits, mois après mois. Au meeting de Donald Trump dans l’Ohio mercredi dernier, plusieurs républicains m’ont affirmé en toute bonne foi que les démocrates faisaient entrer illégalement des étrangers dans le pays pour les faire voter aux élections en leur faveur. Absolument rien n’atteste cela.
Le risque est donc bien réel de voir les républicains monter au créneau demain soir, notamment si les résultats sont serrés.
Il faut ajouter que les démocrates leur ont donné du grain à moudre avec une manipulation honteuse en Alaska. Selon une enquête du New York Times, l’entourage de la démocrate, Mary Peltola, a suscité la candidature d’un homonyme du républicain Dan Sullivan afin de semer la confusion dans l’esprit des électeurs. Une enquête a été ouverte localement pour déterminer si la manœuvre est légale ou non, mais dans tous les cas, elle n’honore guère les démocrates.
Nicolas Chapuis (New York, correspondant)
Le contexte
Ce live a également été animé par Luc Vinogradoff ainsi que par Emile Drousie (service Photo).
Le Monde tient un direct consacré aux midterms, les élections de mi-mandat aux Etats-Unis, alors que de nombreux sondages annoncent « une vague bleue » et la reprise en main du Congrès par le Parti démocrate.
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Source: Le Monde · Pierre Bouvier et Gabriel Coutagne (service Photo)
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