Les organisateurs avaient déposé un référé au tribunal administratif, dénonçant un itinéraire « imposé » alors que préfecture et intersyndicale s’étaient mises d’accord jeudi sur un cortège entre Bastille et Nation.

Live animé par Louise Vallée et Arthur Cocho (service Photo)

Des commerces protégés, à Paris, le 24 octobre 2026. - BENJAMIN CARROT POUR « LE MONDE »
Des commerces protégés, à Paris, le 24 octobre 2026. BENJAMIN CARROT POUR « LE MONDE »

Posez votre question à la rédaction :

11:07 Urgent

Manifestation à Paris : le recours contre le tracé de la préfecture rejeté par la tribunal administratif

Le tribunal administratif de Paris a rejeté, samedi matin, le recours des organisateurs contre le tracé de la préfecture de police. La manifestation autorisée à Paris sera donc entre 13 heures à 19 heures entre la porte d’Italie et la porte de Vincennes.

Les syndicats « sont en intersyndicale (...) pour savoir ce que vont faire les syndicats d’Ile-de-France à savoir si on accepte ou non ce que dit le préfet », a réagi Thomas Vachern, secrétaire confédéral de la CGT, sur BFM-TV, dénonçant un « chaos généralisé ». M. Vachern a accusé la préfecture de vouloir « faire diversion, faire division, diviser la population » et de mettre la justice dans une position où elle n’a « pas le temps de statuer ». « Des milliers de gens vont aller à Bastille (...) Les gens ne sont pas professionnels de la manifestation », a-t-il encore affirmé.

Les organisateurs avaient déposé un référé au tribunal administratif, dénonçant un itinéraire « imposé » alors que préfecture et intersyndicale s’étaient mises d’accord jeudi sur un cortège entre Bastille et Nation.

10:56 Sur le terrain

Dans la manifestation contre l’extrême droite à Orléans : « On a essayé et on a vu ce que ça a donné »

Hubert et Janine, à Orléans, le 24 octobre 2026.
Hubert et Janine, à Orléans, le 24 octobre 2026.

Hubert et Janine Tinseau, 79 et 77 ans, sont retraités. Engagés à gauche depuis toujours, ils ont grandi à l’ombre de la seconde guerre mondiale. « Mon cousin a été déporté et tué en avril 1945 », dit-il. « Mon oncle était résistant, il est mort au maquis », complète-t-elle. « Alors quand on entend : on n’a jamais essayé en parlant du Rassemblement national, c’est pas possible. On a essayé et on a vu ce que ça a donné », estime Hubert qui est conseiller municipal à Chécy (Loiret), tout près d’Orleans. Il a travaillé pendant vingt ans chez Duralex avant de se lancer dans la formation professionnelle. Elle a été sténo-dactylo. Ils ont trois enfants. Plus qu’aux politiques, ils font confiance à Sophie Binet, la secrétaire générale de la CGT présente dans la manifestation contre l’extrême droite à Orléans.

Christophe Ayad

10:39 Congrès du RN à Orléans

« Nous venons dire yeux dans les yeux à l’extrême droite que nous n’avons pas peur », affirme le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko (LFI), à Orléans

« Il était important pour moi de venir ici à Orléans », a déclaré le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko (LFI), à son arrivée dans la ville où est prévue une grande manifestation contre « le racisme, le fascisme et l’impérialisme », à la veille d’un grand meeting de la candidate d’extrême droite Marine Le Pen.

Le maire entend montrer, par sa venue, à « celles et ceux qui se lèvent contre le racisme pour dire que la France est une France antifasciste » qu’il se trouvera « toujours à leurs côtés ». Il a appelé « toutes celles et ceux qui veulent venir » à rejoindre Orléans, dénonçant une « campagne de sape pour essayer de dissuader » les gens de le faire. « Nous ne sommes pas des casseurs (…) nous sommes les défenseurs de la liberté », a-t-il défendu.

M. Bagayoko a aussi dénoncé la propagation d’un « discours de haine » tenu par l’extrême droite dont, selon lui, « la responsabilité incombe aussi au président de la République », qui n’a « pas suffisamment agi » pour empêcher la montée du Rassemblement national. Il a aussi dénoncé le « lien étroit » entre la propagation de discours de haine, notamment sur les réseaux sociaux, et le « passage à l’acte » de la tuerie qui a coûté la vie à un homme de 26 ans et fait cinq blessés graves, dont une enfant de 12 ans, à Trappes.

Lire aussi :

« Nous venons dire yeux dans les yeux à l’extrême droite que nous n’avons pas peur », a-t-il affirmé. « Là où certains pensent que nous sommes condamnés à tomber dans les mains de l’extrême droite (…) nous sommes la solution plus que le problème, contrairement à ce que certains voudraient faire croire », ajoute-t-il.

10:35 En photos

10:34

Le tribunal administratif de Limoges suspend l’interdiction de rassemblement

Le dispositif de maintien de l’ordre prévu pour prévenir les violences qui ont conduit à l’incendie de l’hôtel de ville de Limoges, samedi 17 octobre, s’écroule en grande partie avec la décision du tribunal administratif, adoptée dans la nuit, de suspendre l’interdiction des rassemblements de plus de dix personnes dans le centre-ville, prise par arrêté préfectoral. Le tribunal, qui n’a pas publié les motivations de sa décision, a également suspendu l’arrêté de couvre-feu entré en vigueur vendredi soir à 22 heures jusqu’à 5 heures samedi matin, dans le quartier de l’hôtel de ville et quelques artères centrales. Il devait être reconduit ce soir. Demeure l’interdiction du port de sac à dos, de masques, de couvre-chef et de tout accessoire pouvant entraver l’action des forces de l’ordre.

Vendredi soir, le premier ministre, Sébastien Lecornu, était venu manifester son soutien au maire, Guillaume Guérin (Les Républicains), et à l’ensemble des forces publiques qui sont intervenues le 17 octobre pour tenter de contenir les violences et les dégradations. Le préfet de la Haute-Vienne, Maurice Barate, disant redouter de nouveaux rassemblements, en particulier de groupes de l’ultragauche, avait présenté un dispositif de police et de gendarmerie renforcé dans le centre-ville et aux abords de l’agglomération. 

Laurence Caramel

Sur Le Monde aujourd’hui

Découvrez les articles les plus lus par nos abonnés

10:13 Sur le terrain

Un imposant dispositif policier au centre de Marseille

Le début de matinée est particulièrement calme à Marseille, où le centre-ville est quadrillé par un imposant dispositif policier. Une vingtaine de camions de CRS et de la police nationale sont stationnés en haut de la Canebière d’où doit partir à 14 heures la seule manifestation autorisée de la journée.

Des véhicules lanceurs d’eau de la gendarmerie sont garés devant l’hôtel de police de Noailles et sur le cours Saint-Louis à proximité des rues commerçantes qui ont été pillées samedi 17 octobre. Violemment critiquée par le maire Benoît Payan pour avoir sous-dimensionné son dispositif une semaine plus tôt, la préfecture de police déléguée a cette fois positionné une dizaine de camions de CRS devant la mairie centrale sur le Vieux-Port. Les centres commerciaux sont également placés sous surveillance policière. Si le préfet des Bouches-du-Rhône est revenu sur sa décision de suspendre l’ensemble des transports publics, le positionnement des véhicules des forces de l’ordre empêche la ligne 2 du tramway de fonctionner.

Gilles Rof (Marseille, correspondant)

10:12 Sur le terrain

Lyon retient son souffle

La ville de Lyon retient son souffle. Visages interdits plutôt que fermés. Boutiques ouvertes derrière les panneaux d’aggloméré. « Manifester c’est légitime, en arriver là, ça fait bizarre », dit un vieil habitant du 6e arrondissement bourgeois devant une vitrine masquée de bois. Il interpelle la pâtissière tout inquiète : « Attention à vos palets d’or. » Tant qu’il y a de l’humour.

A Lyon, le 24 octobre 2026.
A Lyon, le 24 octobre 2026.

Richard Schittly (Lyon, correspondant)

10:04 Urgent

L’arrêté d’interdiction de manifester dans les Bouches-du-Rhône partiellement suspendu

Le tribunal administratif de Marseille a partiellement suspendu l’arrêté préfectoral interdisant toute manifestation, samedi, dans les Bouches-du-Rhône en autorisant finalement des rassemblements dans quelques villes du département, selon la décision consultée samedi par l’Agence France-Presse.

Saisie en urgence, la justice donne ainsi en partie raison aux requérants, notamment la Ligue des droits de l’homme, le Syndicat de la magistrature ou encore la CGT, en autorisant des rassemblements sur les communes de Gardanne, Istres, Martigues, Miramas et Tarascon.

Les motifs de la décision du tribunal administratif devraient être connus plus tard dans la journée. « Le tribunal n’est pas allé au bout car on aurait souhaité que toutes les villes [du département] soient concernées » par la suspension de cet arrêté préfectoral, a expliqué à l’AFP Frédérique Chartier, l’avocate des requérants, alors que l’interdiction de manifester a été maintenue à Aix-en-Provence.

La préfecture avait annoncé, jeudi, que toutes les manifestations, déclarées ou non déclarées, seraient interdites samedi 24 octobre à Marseille et dans les Bouches-du-Rhône « pour des raisons évidentes de sécurité et de disponibilité des forces de sécurité intérieure ».

10:00 Urgent

A Orléans, le maire annonce un couvre-feu pour les mineurs de moins de 15 ans, alors que doit commencer le congrès du RN

Le maire d’Orléans, Serge Grouard (divers droite), a annoncé samedi prendre un arrêté de couvre-feu, qui concerne les moins de 15 ans, dans toute la ville, de 21 heures à 6 heures du matin, pour les nuits de samedi à dimanche et de dimanche à lundi.

Alors qu’Orléans accueille le congrès du Rassemblement national, la ville se prépare à une grande manifestation contre « le racisme, le fascisme et l’impérialisme », samedi matin, à la veille du premier grand meeting de campagne de Marine Le Pen.

1 compte dès 13,99 €/mois

Sans engagement

  • Tous nos articles, vidéos, podcasts et newsletters
  • L’application La Matinale du Monde, dès 7 heures, la sélection d’articles par la rédaction
  • Le quotidien en version numérique dès 13 heures
Ou faire un don

09:57 Congrès du RN à Orléans

Congrès du RN : Orléans se prépare à être l’épicentre de mobilisations d’ampleur

Près de 15 000 sympathisants du Rassemblement national sont attendus samedi et dimanche au Zénith d’Orléans, où doit se tenir le congrès du parti d’extrême droite puis le lancement officiel de la campagne présidentielle de Marine Le Pen.

Des hommes couvrent la vitrine d’une banque, aux Halles-Châtelet, à Orléans, le 23 octobre 2026.
Des hommes couvrent la vitrine d’une banque, aux Halles-Châtelet, à Orléans, le 23 octobre 2026.

Et jusqu’à 30 000 personnes, selon les estimations de la préfecture, pourraient, en centre-ville, gonfler les rangs d’une manifestation transpartisane contre « le racisme, le fascisme et l’impérialisme », samedi matin.

Lire aussi :

09:46 Tribune

Les pillages des magasins révèlent que les promesses de la société de consommation ne suffisent plus à canaliser les frustrations des citoyens, analyse le chercheur en sciences de gestion Benoît Heilbrunn, dans une tribune au Monde.

Lire aussi :

09:45

La porte-parole de la Préfecture de Paris assure que le parcours du cortège a été modifié pour « adapt[er] le dispositif à l’évolution de la menace »

La porte-parole de la Préfecture de police de Paris, Hélène Denéchère, a justifié, samedi matin sur BFM-TV, les raisons de la modification du parcours du cortège à Paris. Elle a cité la menace liée à l’attaque meurtrière commise à Trappes la veille, et estimé que le nouveau tracé était « plus sûr ».

« Conformément aux instructions du ministre de l’intérieur, le préfet a adapté le dispositif à l’évolution de la menace. Hier, malheureusement, un attentat terroriste a été commis, cela fait partie des éléments pris en considération », a-t-elle déclaré.

« C’est à la fois le risque de trouble à l’ordre public, qui est évalué à chaque instant jusqu’au dernier moment, et également d’autres éléments qui peuvent s’ajouter à cette prise de décision », a-t-elle ajouté.

Samedi matin, « des contrôles sont réalisés dans toute l’Ile-de-France sur tous les axes », a par ailleurs rapporté Mme Denéchère. « D’ores et déjà, des objets dangereux, qui avaient vocation à être utilisés notamment contre les forces de police, ont été saisis, notamment des mortiers d’artifice », a-t-elle précisé.

09:35 Sur le terrain

Les quartiers du centre de Paris sont barricadés mais calmes, samedi matin

Alors que des cortèges avaient pris forme très tôt, samedi 17 octobre, dans les rues de Paris, elles étaient encore calmes, vers 9 heures, aux abords des Champs-Elysées, de la place de la Concorde, de la gare Saint-Lazare ou des Grands-Boulevards, selon les journalistes du Monde présents sur place.

Une vitrine protégée à Paris, le 24 octobre 2026.
Une vitrine protégée à Paris, le 24 octobre 2026.

Dans les quartiers du centre de Paris, les vitrines ont très largement été recouvertes de planches de bois aggloméré pour se protéger. Mais, pour l’heure, ni cortèges ni dispositifs de forces de l’ordre n’y ont été vus.

Autour de Daumesnil, plusieurs camions de la gendarmerie ont été déployés peu avant 9 heures. La station de métro a aussi fermé sans avertissement, laissant quelques touristes étrangers dans le flou.

09:23

Parcours à Paris : la gauche accuse la Préfecture de « jouer la désorganisation des cortèges » et de « semer la confusion donc la panique »

A gauche, les responsables politiques ont unanimement fustigé le changement de parcours tardif de la manifestation à Paris imposé par la Préfecture de police de Paris. Initialement programmée entre Bastille et Nation, elle a finalement été déplacée de 13 heures à 19 heures entre la porte d’Italie et la porte de Vincennes.

Les organisateurs ont dénoncé un itinéraire « imposé » et ont annoncé qu’ils iront tout de même à Bastille comme initialement prévu. Ils ont déposé un référé au tribunal administratif en espérant qu’il tranchera « dans la matinée ».

  • La cheffe de file des Ecologistes, Marine Tondelier, s’est interrogée sur X : « Comment les organisateurs et les partis peuvent-ils prévenir tout le monde (…) d’un tel changement de programme ? » « Evidemment qu’il y aura des gens à Bastille (…). Ce rassemblement sera-t-il traité par les forces de l’ordre comme un rassemblement sauvage ? C’est très problématique et dangereux vu les leçons du week-end dernier », a-t-elle insisté, se disant « très inquiète ».
  • Le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a abondé sur le même réseau social : « Une nouvelle fois, le pouvoir joue la désorganisation des cortèges et les délais intenables de réorganisation. » « Quiconque veut la sauvegarde des libertés démocratiques et du droit à manifester doit s’en tenir strictement, dans l’ordre et avec discipline, aux consignes et points de ralliement qu’annonceront les syndicats », a-t-il exhorté.
  • Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, s’est indigné du « résultat prévisible » : « deux manifestations dont une avec des jeunes méconnaissant le changement qui se rendront à Bastille pour une manifestation devenue interdite. Comment peut-on faire plus brouillon avec au final la mise en danger de nos enfants et renouer avec les risques de chaos », a-t-il écrit sur X.
  • Quant au communiste Fabien Roussel, il a estimé que changer le parcours revenait à « désorganiser les cortèges et semer la confusion et donc la panique ». « Et demain, on viendra faire la leçon aux manifestants ? Les autorités doivent garantir le droit de manifester, pas compliquer son exercice », a-t-il tempêté.

09:12

Le commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe demande le respect du droit de manifester

« J’appelle les Etats membres à protéger le droit à la liberté de réunion pacifique et à veiller à ce que l’encadrement par les forces policières respecte les droits humains », a déclaré Michael O’Flaherty.

Comme en France, d’importantes manifestations sont prévues, samedi, en Albanie, en Italie et en Espagne, sur fond de mobilisation de la jeunesse, d’inquiétudes pour le pouvoir d’achat et d’impopularité des gouvernements.

« Les forces de l’ordre doivent privilégier le dialogue et la désescalade. S’il est légitime que la police intervienne face aux pillages et aux émeutes et qu’elle assure la sécurité des personnes, le recours à la force et la privation de liberté doivent être régis par des normes strictes », a ajouté le commissaire aux droits de l’homme. Ainsi, tout recours à la force de la part des services de sécurité « doit être strictement nécessaire et toutes les allégations d’abus doivent faire l’objet d’une enquête rapide ».

08:54

A Paris, 24 stations de métro fermées dès 9 heures

La RATP a fait savoir sur son site qu’« à la demande de la Préfecture de police et pour des raisons de sécurité, les stations suivantes fermeront ce samedi 24 octobre dès 9 heures » :

  • Argentine (ligne 1)
  • Assemblée-Nationale (ligne 12)
  • Bel-Air (ligne 6)
  • Champs-Elysées – Clemenceau (lignes 1 et 13)
  • Charles-de-Gaulle – Étoile (lignes du RER A et métros 1, 2 et 6)
  • Cluny - La Sorbonne (ligne 10)
  • Concorde (lignes 1, 8 et 12)
  • Daumesnil (lignes 6 et 8)
  • Dugommier (ligne 6)
  • Franklin-D.-Roosevelt (lignes 1 et 9)
  • George-V (ligne 1)
  • Mabillon (ligne 10)
  • Maubert – Mutualité (ligne 10)
  • Miromesnil (lignes 9 et 13)
  • Odéon (lignes 4 et 10)
  • Picpus (ligne 6)
  • Rennes (ligne 12)
  • Rue-du-Bac (ligne 12)
  • Saint-Germain-des-Prés (ligne 4)
  • Saint-Sulpice (ligne 4)
  • Sèvres - Babylone (lignes 10 et 12)
  • Solférino (ligne 12)
  • Tuileries (ligne 1)
  • Varenne (ligne 13)

07:59 Vos questions

Bonjour,

Effectivement, la Préfecture de police de Paris (PP) a interdit, vendredi, le parcours de la manifestation négocié la veille avec les syndicats pour samedi entre les places de la Bastille et de la Nation. Elle a proposé un parcours alternatif, refusé par l’intersyndicale.

Selon l’arrêté publié, ce parcours négocié par des représentants de l’union départementale (UD) de Paris de la CGT « est interdit ». La PP estime que « le parcours déclaré présente de graves risques de troubles à l’ordre public, notamment du fait de la forte densité de commerces de nature similaire à ceux qui ont été visés lors du week-end du 17 et 18 octobre ».

« Néanmoins, la manifestation pourra se tenir le 24 octobre de 13 heures à 19 heures de la porte d’Italie jusqu’à la porte de Vincennes en passant par les boulevards des Maréchaux », en lisière de la capitale, détaille le texte de la PP.

L’intersyndicale d’Ile-de-France qui organise la manifestation – comprenant les branches Ile-de-France de la CGT, la CFDT, FO, la FSU et Solidaires et les principales organisations de jeunesse (FAGE, Union étudiante, UNEF USL) – a dit dans un communiqué refuser cette demande « inacceptable ».

L’itinéraire proposé par la préfecture est « impossible à sécuriser », a affirmé à l’Agence France-Presse le cosecrétaire général de la CGT de Paris, Karl Ghazi. Dans la soirée, il a rapporté que la CGT avait « contesté l’arrêté devant le tribunal administratif », une information confirmée par l’organisation étudiante FAGE.

Les organisations de l’intersyndicale ont assuré dans leur communiqué qu’elles « iron[t] à Bastille » comme prévu.

07:18 En vidéo

07:09 Pour approfondir

Contrairement aux affirmations du gouvernement, l’ultragauche, présente dans les cortèges, n’a pas les moyens d’être à la manœuvre dans la mobilisation actuelle. Le parti « insoumis », devenu représentant de fait du camp contestataire, est forcé à un jeu d’équilibriste à six mois de l’élection présidentielle.

05:30 En vidéo

Du mouvement lycéen à la mobilisation du 17 octobre, récit des trente jours qui ont secoué la France

En l’espace de trente jours, la mobilisation lycéenne, commencée dans un établissement de Créteil, a pris une ampleur considérable. Au fil des semaines, la réponse des forces de l’ordre se voit de plus en plus critiquée et les interpellations se comptent par milliers.

La multiplication des journées de tension a alimenté l’escalade jusqu’à la journée du samedi 17 octobre, marquée par la convergence du mouvement lycéen avec la mobilisation contre la vie chère et des heurts d’une rare violence.

Le Monde a analysé jour par jour les événements et refait le film de cette rentrée qui secoue la France et le gouvernement.

Source: Le Monde

At a glance

Topic
World
Country
🇫🇷 FR
Publisher language
FR
Added to Allnira