Cela "marque une nouvelle étape dans notre combat contre l'impunité et pour rendre justice aux morts", a réagi le plaignant, dont les deux parents sont morts dans un bombardement de l'armée israélienne, à Beyrouth.

France Télévisions

Publié le 03/11/2026 11:07

Temps de lecture : 1min

De la fumée dans le ciel de Beyrouth (Liban), pendant des frappes israélienne, le 26 novembre 2024. (IBRAHIM AMRO / AFP)
De la fumée dans le ciel de Beyrouth (Liban), pendant des frappes israélienne, le 26 novembre 2024. (IBRAHIM AMRO / AFP)

Ali Cherri a perdu ses deux parents fin 2024 dans des frappes de l'armée israélienne sur un immeuble d'habitation de Beyrouth. Après avoir porté plainte pour crime de guerre, cet artiste franco-libanais a obtenu l'ouverture d'une information judiciaire à Paris, a annoncé mardi 3 novembre son avocate, Clémence Bectarte. Il s'agit de "la première enquête judiciaire" en France "relative aux crimes commis par l'armée israélienne au Liban depuis le début de l'opération militaire en octobre 2023", a-t-elle déclaré à l'AFP.

Sept civils, dont le père et la mère de l'artiste, âgés de 87 et 77 ans, ont été tués le 26 novembre 2024 dans le bombardement de cet immeuble de 12 étages, situé dans le quartier de Noueiri, dans le centre de la capitale libanaise. Et cela "quelques heures seulement avant l'entrée en vigueur de l'accord de cessez-le-feu conclu entre Israël et le Hezbollah", selon la plainte.

"L'ouverture de cette information judiciaire marque une nouvelle étape dans notre combat contre l'impunité et pour rendre justice aux morts", a réagi Ali Cherri, cité par l'agence de presse.

Pour ma famille et moi, il est essentiel que cette enquête permette d'établir les responsabilités et que ceux qui ont ordonné et commis ce bombardement aient à répondre de leurs actes.

Ali Cherri, artiste franco-libanais

à l'AFP

Déposée au printemps aux côtés de la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH), cette plainte avec constitution de partie civile a permis la désignation de deux juges d'instruction du pôle crime contre l'humanité du tribunal judiciaire de Paris, a déclaré l'avocate.

Ses parents n'ayant pas la nationalité française, Ali Cherri n'avait pas pu porter plainte pour homicide, mais a obtenu l'ouverture de l'enquête pour "attaque délibérée contre un bien civil, constitutif de crime de guerre", a précisé son conseil.

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Source: Franceinfo · franceinfo avec AFP

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