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Après deux semaines de difficiles débats, les participants à la COP17 ont adopté une cinquantaine de textes essentiels pour poursuivre la lutte contre la destruction du vivant. La quête de consensus entre pays a toutefois contraint à édulcorer une partie des décisions.
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Après un départ sur les chapeaux de roue, les négociations se sont étirées jusqu’au matin du samedi 31 octobre pour aboutir à plusieurs textes importants sur la biodiversité mais en partie édulcorés. En un coup de marteau, le président de la 17e Conférence des parties sur la biodiversité (COP17), le ministre de l’environnement arménien Hambardzum Matevosyan, a adopté, tard dans la nuit, les deux textes les plus polémiques de ce sommet onusien organisé à Erevan. « Les textes sont adoptés, est-ce qu’on peut maintenir cet esprit ? », a demandé le ministre dans un sourire fatigué, sous les applaudissements de l’assemblée, visiblement soulagée.
Cela faisait deux semaines que les négociateurs de quelque 200 pays s’affrontaient sur les détails de ces documents, à coups de parenthèses judicieusement placées. L’enjeu au cœur de ces débats, techniques à l’extrême, n’est rien de moins qu’enrayer la destruction du vivant, alors que les scientifiques alertent sur les prémices d’une sixième extinction de masse sur Terre.
Avec des reconfigurations d’alliance selon les sujets, pays développés et pays en développement se sont affrontés sur une cinquantaine de textes, et notamment les volets financiers, qui n’avaient jamais été aussi présents dans une COP. En filigrane, une question centrale : qui doit payer pour sauver la nature ? « Le sentiment des pays en développement est qu’ils ne perçoivent pas la volonté et l’ambition nécessaires de la part des pays développés pour sortir de l’impasse financière, il y a de la défiance », estime Tanyaradzwa Mundoga, le négociateur zimbabwéen.
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Source: Le Monde · Delphine Roucaute
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