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RÉCIT - Pour certains parlementaires « novices », il s’agit de leur premier budget. Entre chiffres à foison, absence de majorité et assemblée cacophonique, les débats sont vertigineux pour ces non-habitués.
Passer la publicitéJean-Yves Bonnefoy arpente les couloirs de l’Assemblée nationale à l’heure du déjeuner. « Je me perds encore assez facilement ! », raconte ce député Les Républicains (LR), ce mercredi 14 octobre, au lendemain de l’arrivée du projet de budget dans l’Hémicycle. Immergé dans les débats financiers, ce coiffeur de 67 ans vit son baptême du feu.
Ce novice au Parlement, qui a remplacé trois mois plus tôt le député de la Loire Jean-Pierre Taite, élu maire, aurait pu profiter de sa retraite, après « 44 années de cotisation » dans son salon de coiffure de Montbrison (Loire). Mais il a accepté son nouveau rôle, sans pour autant connaître l’Assemblée, même Paris, qu’il n’avait visitée que deux fois au cours de sa vie. Tout est « une question de préparation », à ses yeux. Le week-end dernier, il a passé une bonne partie de son dimanche après-midi à plancher sur les prochains amendements, pour gagner en « sérénité ». Et anticiper cette troisième semaine de débat.
« Faire la conversion »
Coiffeur, cheminot…
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Source: Le Figaro · Anaïs Chaline
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