Par Anne de Guigné

Publié le 01/11/2026 à 16h22, mis à jour le 01/11/2026 à 16h23

Un marin de la marine américaine fait office de guetteur à bord de l’USS George-Washington dans la mer d’Arabie, le 13 septembre 2026. Ed Ou / REUTERS

CHRONIQUE - Les tensions géopolitiques poussent structurellement les prix à la hausse. Pourtant, les politiques agissent partout comme s’ils avaient prise sur l’inflation.

Dans le sillage d’Ormuz, les prix de l’énergie poussent l’inflation à la hausse. Les prix à la pompe valsent jusqu’à 2,40 euros le litre de gazole en France. Conséquence : la consommation de diesel a reculé de près de 8 % sur un an, depuis le début de l’année dans le pays. Avec l’entrée dans l’hiver, c’est au tour des ménages, qui se chauffent au fioul, de subir une envolée de leurs factures. Les fins de mois difficiles structurent désormais les débats politiques en Occident. Aux États-Unis, les démocrates espèrent bien jouer sur la frustration de leurs concitoyens pour rafler la mise lors des élections de mi-mandat, les « midterms », ce 3 novembre. Ils promettent, en substance, qu’avec eux, il en sera fini de l’inflation.

En réponse, Donald Trump a signé, sur le dos de l’Ukraine, un accord commercial avec Vladimir Poutine qui augmenterait de plusieurs millions de tonnes les exportations russes de gazole vers le sol américain. En France, l’exécutif a décidé le 12 octobre de mettre…

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Source: Le Figaro · Anne de Guigné

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