Il était encore reproché à Joshua Wong d'avoir demandé à des pays, des particuliers ou des institutions à l'étranger, notamment en s'exprimant dans les médias, d'"imposer des sanctions ou un blocus, ou de se livrer à d'autres activités hostiles" à l'encontre de la Chine et de Hong Kong.

France Télévisions

Publié le 05/11/2026 08:38

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Le militant prodémocratie Joshua Wong, à Hong Kong, le 24 octobre 2019. (PHILIP FONG / AFP)
Le militant prodémocratie Joshua Wong, à Hong Kong, le 24 octobre 2019. (PHILIP FONG / AFP)

Tout juste trentenaire, Joshua Wong est déjà en détention depuis près de six ans. Un tribunal hongkongais a condamné le militant prodémocratie, jeudi 5 novembre, à 10 ans de prison supplémentaires, pour collusion avec des pays étrangers en vertu de la loi de sécurité nationale. L'ancien leader étudiant, l'une des figures les plus reconnaissables des grandes manifestations de 2019 dans le pays, a plaidé coupable en septembre de nouvelles accusations de collusion avec l'étranger et encourait une peine allant jusqu'à la prison à perpétuité.

Joshua Wong devait être libéré en janvier, après avoir purgé quatre ans et huit mois de prison pour "subversion" en vertu de la loi sur la sécurité nationale imposée dans le territoire par la Chine en 2020.

Mais les autorités de Hong Kong ont fait appel à cette même loi en juin 2025 pour l'accuser, aux côtés de l'ex-député exilé Nathan Law et d'autres, d'avoir demandé à des pays et entités étrangères de l'aider à obtenir des sanctions à l'encontre de Hong Kong et de la Chine, notamment en s'exprimant dans des médias internationaux.

Après l'énoncé de la peine qui pourrait le maintenir en prison jusqu'à ses 40 ans, le militant aux lunettes cerclées de noir a salué de la tête ses partisans, qu'il a ensuite remerciés pour leur soutien. "Nous t'attendrons à ta sortie", lui ont-ils répondu.

Human Rights Watch, qui a qualifié la sentence de "cruelle et injuste", a exhorté les gouvernements étrangers à "imposer des sanctions ciblées aux responsables de la répression croissante à Hong Kong". "Pékin a identifié Joshua comme l'un des principaux dirigeants de ce qu'ils considèrent comme une rébellion ouverte en 2019 - alors même que Wong est l'un des modérés - et il servira d'exemple", a analysé Steve Tsang, directeur du China Institute à l'université londonienne SOAS, cité par l'AFP.

Sa condamnation doit montrer que Pékin "garde Hong Kong fermement sous contrôle et qu'il n'y a aucune possibilité de revenir aux jours plus libéraux d'avant 2019", a-t-il estimé.

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Source: Franceinfo · franceinfo avec AFP

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