Par Le Figaro avec AFP

Publié le 26/10/2026 à 13h44

Emmanuel Macron, suivi du maire de Marseille, Benoît Payan et de la ministre déléguée chargée de l’Enseignement et de la Formation professionnels et de l’Apprentissage Sabrina Agresti-Roubache, lundi 26 octobre. AURELIEN MORISSARD / AFP

Le président de la République, en visite ce lundi dans la deuxième ville de France, a pris la parole après s’être rendu dans la mairie brièvement envahie le 17 octobre dernier.

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Accompagné du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, Emmanuel Macron s’est entretenu avec le maire de Marseille Benoît Payan lundi 26 octobre. Il a ensuite pris la parole devant la presse, revenant sur les violences survenues en marge des manifestations du 17 octobre ainsi que sur le futur de la mobilisation sociale contre la vie chère.

Un nouveau samedi «à risque»

Le chef de l’État avait été personnellement critiqué par les oppositions, mais aussi par plusieurs figures de son camp, pour la gestion du maintien de l’ordre il y a neuf jours et pour le maintien de sa tournée dans le Golfe en début de semaine dernière.

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Alors que les appels à poursuivre les manifestations lors des week-ends à venir, Emmanuel Macron a estimé que samedi prochain serait de nouveau «à risque», affirmant que leurs tracés resteraient en dehors des centres-villes afin de protéger «l'ordre».

Le 17 octobre «pas du tout anticipé»

Concernant les nombreux pillages et dégradations qui se sont produites le week-end des 17 et 18 octobre, le président a reconnu que les autorités n’avaient «pas du tout anticipé» cette journée de mobilisation et que «les forces de police n’étaient pas dûment proportionnées».

Cependant, le président a également pointé du doigt le rôle des réseaux sociaux qui «abîment nos démocraties». Il les a décrits comme «des instruments de mobilisation du pire» car ils créent «une forme de déréalisation de la violence».

«Ils ont été utilisés, en particulier le 17, pour faire venir des jeunes ou des moins jeunes sur les lieux de délinquance, d’attaque, de pillage», a assuré le chef de l’État, décrivant «aujourd’hui une grande confusion, une forme d’excitation permanente qui est en train de se faire, une fascination pour la violence».

Entre fermeté et écoute

Le président de la République a tenu à évoquer la légère accalmie lors des manifestations du 24 octobre. «La République» et «l’ordre public» sont tenus «sans état d’urgence», a-t-il affirmé, tout en estimant que ce n’était pas «un interdit ou un tabou» si «les choses devaient se dégrader». Une nouvelle journée de mobilisation pour le pouvoir d’achat et la défense des services publics samedi a été plus calme qu’attendu, malgré quelques heurts et pillages dans plusieurs villes. Au total, 1 435 personnes ont été interpellées, selon Laurent Nuñez.

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«Ce que nous vivons aujourd’hui n’est pas comparable avec ce que nous avions vécu à l’été 2023», lors des émeutes urbaines qui avaient suivi la mort du jeune Nahel Merzouk, a-t-il observé, évoquant actuellement «une mobilisation sociale et politique qui a des racines dans la mobilisation lycéenne d’une part, et dans la vie chère d’autre part».

Source: Le Figaro · Le Figaro avec AFP

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