L'International anglais a été récompensé lundi à Londres, devant Kylian Mbappé et Yamine Lamal.

France Télévisions - Rédaction Sport

Publié le 27/10/2026 10:54

Temps de lecture : 4min

L'attaquant du Bayern de Munich, Harry Kane, embrasse le trophée sur scène après avoir reçu le Ballon d'Or du meilleur joueur masculin de l'année, au Palladium Theatre de Londres, le 26 octobre 2026. (FRANCK FIFE / AFP)
L'attaquant du Bayern de Munich, Harry Kane, embrasse le trophée sur scène après avoir reçu le Ballon d'Or du meilleur joueur masculin de l'année, au Palladium Theatre de Londres, le 26 octobre 2026. (FRANCK FIFE / AFP)

Un couronnement sur ses terres. L'international anglais, joueur du Bayern Munich, Harry Kane a été récompensé du Ballon d'or 2026, lundi 26 octobre, à Londres. Il a devancé deux autres favoris, l'attaquant du Real Madrid Kylian Mbappé (sa deuxième place étant son meilleur classement en carrière) ainsi que la jeune pépite du FC Barcelone et récent champion du monde, Lamine Yamal.

Une consécration forcément applaudie outre-Manche. La presse anglaise a salué son nouveau roi, qui a mis fin à 25 ans d'attente. À 33 ans, il est le cinquième Anglais à remporter cette distinction."Harry Kane est devenu le premier joueur anglais à remporter le Ballon d'Or depuis Michael Owen en 2001, après avoir été sacré meilleur joueur du monde lors d'une cérémonie à Londres", retrace la BBCet qui explique comment son représentant a "déjoué les pronostics".

Pour cela, la chaîne britannique a élaboré son récit autour du côté unique de ce joueur qui ne cochait pas toutes les cases. "J'ai connu des hauts et des bas, surtout au début de ma carrière. Je n'ai jamais été celui que les gens imaginaient devenir une superstar comme certains d'aujourd'hui. (...) J'ai dû prendre mon mal en patience et travailler dur ; bien souvent, je me suis retrouvé face à mes propres démons et j'ai dû surmonter ces obstacles, j'ai dû faire preuve de confiance en moi et de détermination", a justement confié Harry Kane à la BBC, qui s'attarde sur sa capacité de travail qui l'a porté jusqu'à ce Ballon d'or.

Dithyrambique, la BBC salue aussi ses performances dans les chiffres. "Ses statistiques ces 12 à 18 derniers mois ont été absolument sensationnelles, tant pour le Bayern que pour l'Angleterre. C'est pourquoi il mérite cette distinction". Harry Kane a en effet réalisé la saison la plus prolifique de sa carrière avec 73 buts, toutes compétitions confondues (soit 15 de plus que Kylian Mbappé) et a soulevé trois trophées, avec la Bundesliga, la Coupe et la Supercoupe d'Allemagne.

Comme la BBC, The Guardian relève lui aussi ses performances XXL, qui ont fait de lui "une véritable coqueluche [au Bayern] de la Bundesliga grâce à son jeu complet, sa créativité, son intelligence et son professionnalisme". "Plus largement, cette récompense représente un couronnement pour Kane lui-même, après 16 ans de carrière professionnelle ponctuée de prêts à Leyton Orient et Millwall, où il s'est épuisé à la tâche pour réussir en Premier League, et désormais, pour la postérité, pour entrer dans la lignée des footballeurs d'élite", pointe le quotidien britannique, qui rappelle aussi que Kane "a égalé le record de sélections en équipe d'Angleterre (125)".

"Il vise toujours un Euro à domicile dans deux ans en tant que capitaine de l'Angleterre, une dernière chance d'atteindre une autre forme d'immortalité footballistique."

The Guardian, au sujet d'Harry Kane

Comme ses confrères, The Telegraph ne tarit pas d'éloges sur la victoire d'Harry Kane, devant son public. "Cela aurait été une véritable tragédie si le capitaine de l’équipe d’Angleterre n’avait pas remporté ce prix en présence de sa famille, de ses amis et de ses entraîneurs, tous assis dans les fauteuils de ce vieux théâtre emblématique. Le discours de Kane était aussi remarquable que son jeu. Voilà qui met fin aux critiques de ceux qui le méprisaient. Quel champion ! Quel joueur ! Quel modèle ! Ce prix lui a été décerné dans la ville où il a marqué la plupart de ses buts", s'est épanché The Telegraph. Le tabloïd The Sun a salué la performance de l'Anglais sous ce jeu de mot "Yes he Kan". Dans ses pages, The Sun se félicite de voir les "incroyables performances de Kane devant le but [être] reconnues", sachant qu'il a dû "faire face à une concurrence potentiellement encore plus féroce [que par le passé], avec les superstars de la Liga, Lamine Yamal et Kylian Mbappé".

Dans le reste de l'Europe aussi, la victoire de Harry Kane a été saluée. Le quotidien L'Equipe, qui a titré "King Kane et Reina Putellas" [l'Espagnole Alexia Putellas a remporté son troisième Ballon d'or], a souligné la "pugnacité" du vainqueur, "après avoir été durablement considéré comme un loser patenté". Harry Kane "a aujourd'hui 33 ans et sa carrière est un éloge de la patience qui doit donner des idées à Kylian Mbappé, depuis si longtemps écarté des réjouissances alors qu'il semblait capable de tout rafler à 20 ans. La route est parfois plus tortueuse qu'on l'imaginait et c'est ce qui fait son charme, par-delà les déceptions. Ainsi se forge l'expérience, une science qui permet à Kane de réinventer son poste en courant moins vite que la concurrence, mais en voyant avant elle ce qui fait la différence", analyse Anthony Clément de L'Equipe.

"Il a quand même fait campagne comme les autres, à sa façon, élégante et discrète, sans avoir l'air d'y toucher, même s'il rêvait très fort de devenir le premier Anglais à remporter le Ballon d'Or depuis Michael Owen en 2001", a-t-il encore ajouté. Si le sacre de Kane a aussi été applaudi en Espagne, la presse espagnole est restée bien plus mesurée, accusant une petite gueule de bois malgré la razzia roja en première partie de cérémonie.

Marca a davantage mis la loupe sur la victoire serrée de l'Anglais "avec moins de 41 points d'avance" sur Kylian Mbappé, avant de se désoler de la victoire manquée pour Lamine Yamal et Rodri, pourtant tous les deux champions du monde cet été. "L'Espagne soulève la Coupe du Monde, et le Ballon d'or prend un autre chemin", rage Marca, évoquant même une malédiction comme en 2010 avec Iniesta et Xavi sacrés au Mondial, mais privés du trophée par Lionel Messi.

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Source: Franceinfo · Apolline Merle

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