Selon Roland Lescure, "ce qui a manqué au troisième trimestre" est lié "à la baisse de la production agricole à cause de la canicule et à la baisse de la production énergétique".

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Publié le 30/10/2026 08:19 Mis à jour le 30/10/2026 08:26

Temps de lecture : 2min

Les importations sont pour leur part restées quasiment stables. (NICOLAS GUYONNET / HANS LUCAS / AFP)
Les importations sont pour leur part restées quasiment stables. (NICOLAS GUYONNET / HANS LUCAS / AFP)

Alors que les Français manifestent depuis mi-octobre contre la vie chère, le produit intérieur brut (PIB) de la France a reculé de 0,1 % au troisième trimestre, a annoncé vendredi 30 octobre l'Institut national de la statistique (Insee), après avoir stagné au deuxième trimestre et reculé de 0,2 % au premier. Au total, "l'acquis de croissance" à la fin du troisième trimestre, c'est-à-dire ce que serait la croissance sur l'année si le PIB restait stable au quatrième trimestre, est de 0,2 %, rendant difficile d'atteindre les 0,5 % toujours pronostiqués par le gouvernement, et même les 0,4 % anticipés par l'Institut national de la statistique lui-même et la Banque de France.

"En 2026, l'économie française est à l'arrêt sous la conjonction inédite de chocs externes et internes", a déploré vendredi sur franceinfo TV Roland Lescure, ministre de l'Économie et des Finances. "Cela fait trois trimestres que la croissance n'est pas au rendez-vous", a soulevé note le ministre. "Ce qui a manqué au troisième trimestre", selon le ministre de l'Économie, c'est lié "à la baisse de la production agricole à cause de la canicule et à la baisse de la production énergétique". "Il faut que [la croissance] redémarre", a lancé Roland Lescure selon qui "il faut redonner confiance et pour cela, avoir un budget est essentiel".

Le recul de l'activité s'explique principalement par une forte contraction des exportations – après une baisse de 1,7 % malgré une hausse de 2,8 % au deuxième trimestre –, en particulier dans les matériels de transport – avec une baisse de 9.1 % en dépit de la hausse de 20,8 % au deuxième trimestre –, notamment l'aéronautique. Les importations sont pour leur part restées quasiment stables, avec une humble hausse de 0,1%, le tout se traduisant par une contribution négative de 0,6 point du commerce extérieur à la croissance du troisième trimestre.

La demande intérieure finale atténue cependant ce recul. La consommation des ménages progresse sur le trimestre à hauteur de 0,4 % après une hausse de 0,2 % au printemps, portée notamment par les achats de véhicules électriques, le rebond des dépenses d'énergie et la hausse de la consommation de services, en particulier dans l'hébergement-restauration et les loisirs. La consommation des administrations publiques augmente également de 0,3 %. À l'inverse, l'investissement recule encore, marqué par une baisse de 0,6, en particulier du fait d'une baisse de l'investissement en construction (-0,5 %), tandis que l'investissement en produits manufacturés chute de 1,9 %, particulièrement l'investissement en matériels de transport. Au total, la demande intérieure contribue à l'évolution du PIB pour +0,1 point au troisième trimestre.

Du côté de l'offre, la production manufacturière se contracte de 1,4 %, avec une baisse marquée dans les matériels de transport (-3,5 %) et l'agroalimentaire (-1,5 %). La construction recule également (-0,4 %). Les services marchands continuent en revanche de progresser (+0,3 %), grâce en particulier à l'information-communication, aux services aux ménages et aux services de transport.

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Source: Franceinfo · franceinfo avec AFP

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