Annoncé mardi 20 octobre, le diagnostic a été fait sur une patiente récemment arrivée d’Ouganda. Quarante-quatre cas contacts ont également été identifiés. Il s'agit du premier cas de la maladie recensé dans le pays depuis l’épidémie qui y avait sévi en 2014. Elle avait alors fait huit morts pour une vingtaine de cas détectés.
Publié le : 21/10/2026 - 05:04Modifié le : 21/10/2026 - 14:48
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Alors que l’Afrique de l’Ouest avait jusqu’alors été épargnée par l'épidémie d'Ebola de souche Bundibugyo apparue en République démocratique du Congo où elle a déjà fait plus de 4 500 morts pour quelque 9 500 cas détectés, le ministre nigérian de la Santé, Muhammad Ali Pate, a annoncé qu'un premier cas de la maladie avait été recensé dans le pays, mardi 20 octobre, explique notre correspondante à Lagos, Harmony Pondy Nyaga.
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La patiente atteinte a ressenti les premiers symptômes de la maladie le 7 octobre, soit quatre jours après son arrivée au Nigeria par avion, en provenance d'Ouganda. Ce n'est que le 11 octobre qu'elle s'est présentée dans un hôpital privé d'Abuja pour être prise en charge. Un laboratoire a pu confirmer ce mardi que cette femme était atteinte du virus Bundibugyo, entrainant cette déclaration du ministre nigérian de la Santé dans la soirée.
44 cas contacts identifiés
« Actuellement placée en isolement, elle reçoit des soins médicaux », explique-t-il dans un communiqué. Muhammad Ali Pate n'a pas donné de précisions sur la nationalité de cette femme, mais il s'agirait d'une diplomate. Quarante-quatre cas contacts ont été identifiés parmi le personnel soignant, des patients mais aussi des voyageurs ont par ailleurs été identifiés et font l’objet d’une surveillance particulière.
Selon Muhammad Ali Pate, le risque de transmission durant le voyage en avion de la patiente est peu probable, puisque celle-ci était asymptomatique à ce moment-là. Il précise que les autorités considèrent ce cas comme « une infection importée » et non comme une transmission au sein de la communauté nationale. Les autorités ougandaises ont pourtant réaffirmé ce mercredi matin qu'il n'y a aucun cas actif d'Ebola dans leur pays.
Les établissements de santé placés en état d'alerte maximale
L'annonce de ce premier cas d’Ebola au Nigeria depuis l’épidémie qui y avait sévi en 2014 – elle avait alors fait huit morts pour une vingtaine de cas détectés – a aussi conduit le gouvernement à lancer un appel à « tous les établissements de santé publics et privés du pays [pour qu'ils se mettent] en état d'alerte maximale ». Ce dernier préconise en outre une surveillance accrue des symptômes de la maladie, avec placement à l'isolement dès l'identification de cas suspects.
Une cellule de crise chargée de la gestion de l’épidémie d’Ebola sous l'autorité de la Présidence a été activée et un numéro de téléphone est à la disposition du public pour tout signalement.
Selon les mots de Jean Kaseya, le directeur d’Africa CDC, l’agence de santé de l’Union africaine, le continent fait actuellement face à sa propagation d'Ebola « la plus étendue », trois régions d’Afrique étant touchées par la maladie. En conséquence, celui-ci exhorte aussi la communauté internationale à mobiliser immédiatement des moyens pour endiguer sa progression.
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Source: RFI
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