Les autorités ukrainiennes ont fait état ce lundi 2 novembre d'une reprise des attaques russes dans la région méridionale de Kherson. La trêve aura tenu 6 jours et permis l'évacuation des civils à Oleshki.

Publié le : 02/11/2026 - 17:12

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« Vers 8H00 ce matin, les occupants russes ont attaqué une voiture avec un drone dans le quartier de Korabelny », un district de Kherson. Deux blessés sont mentionnés par la municipalité qui a communiqué sur Telegram.

Le cessez-le-feu dans la région de Kherson a débuté mardi 27 octobre et pris fin dimanche soir. Cette trêve, négociée par Melania Trump, a été respectée par les deux camps et a permis l'évacuation des habitants d'Olechky. Elle aura donc duré 6 jours, ce qui en fait la plus longue pause dans les attaques depuis le début de la guerre en 2022.

Les responsables ukrainiens locaux interrogés par l'AFP avaient dit s'attendre à une reprise des attaques russes après la fin de la trêve. L'armée ukrainienne a donc conseillé aux habitants de ne pas ignorer ​les sirènes d'alerte aérienne car, selon les militaires, la Russie a « profité du cessez-le-feu pour se préparer et renforcer ses ​capacités ».

Les combats et frappes s'étaient poursuivis des deux côtés du front dans d'autres secteurs tout au long de la trêve à Olechky. Après presque 5 ans de guerre, l'armée russe continue de reculer sur l'ensemble du front en octobre. C'est ce qu'a observé l'Institut pour l'étude de la guerre (Institut pour l'étude de la guerre). Ces derniers mois, les combats les plus durs ont lieu près des villes clés de Sloviansk et Kramatorsk, dans la région de Donetsk. Russes et Ukrainiens doivent se retrouver en novembre aux Émirats arabes unis pour reprendre des pourparlers sous médiation américaine.

Cyberattaques croisées

La nuit dernière, l'Ukraine et la Russie ont aussi fait état de cyberattaques croisées sur leurs réseaux d'alerte. De faux messages ont été diffusés sur les téléphones portables des habitants des deux pays, des messages pour le moins effrayants sur des menaces imminentes d'attaques nucléaires ou chimiques.

L'armée de l'air ukrainienne a communiqué dans la foulée : « Il n'y a pas de radiations ! Restez calmes, suivez nos informations », expliquant que son système « avait sans doute été compromis par des forces ennemies ». Le centre ukrainien pour les communications stratégiques a attribué plus précisément ce piratage aux Russes.

Quelques heures plus tard, à Moscou, le ministère des Situations d'urgence faisait état d'une « cyberattaque massive » sur son propre système d'alerte aux drones ukrainiens. Des fausses informations ont également été diffusées à la population. Pas d'accusation en revanche sur la provenance de cette attaque, côté russe. 

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Source: RFI · AFP

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