Le 21e sommet entre l'Union européenne et le Canada se tient ces jeudi 29 et vendredi 30 octobre à Montréal, dans une période d'intense rapprochement transatlantique entre Bruxelles et Ottawa. Sur fond de tensions avec les États-Unis, cette rencontre prend une importance particulière. Commerce, minerais rares et défense figurent au programme, mais certaines divergences subsistent.
Publié le : 29/10/2026 - 04:42
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Avec notre correspondant à Bruxelles, Pierre Benazet
Le 16 septembre 2026, devant le Parlement européen, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, est allée jusqu'à proposer au Canada un statut de « membre associé », en présence du Premier ministre canadien Mark Carney, premier chef de gouvernement à assister à un discours sur l'état de l'Union européenne, avec, en arrière-plan, les tensions avec les États-Unis. C'est donc un sommet aux allures de lune de miel qui s'ouvre ce jeudi, même si certaines zones d'ombre demeurent.
Les Européens arrivent à Montréal avec une feuille de route substantielle. Ils espèrent accélérer les échanges commerciaux, notamment avec la préparation d'un accord commercial numérique destiné à faciliter les transactions transfrontalières et les signatures électroniques, ainsi qu'un accord sur la libre circulation des données. L'intégration du Canada à l'initiative européenne sur les supercalculateurs est également prévue.
Défense, minerais rares et divergences
Autre objectif : approfondir les liens stratégiques pour sécuriser l'approvisionnement en minerais rares dont l'Europe a besoin pour réussir sa transition vers les nouvelles technologies. Ces minerais abondent au Canada, notamment le molybdène, le cuivre, le lithium et le cobalt.
L'accélération du partenariat de défense engagé en 2025 sera également à l'ordre du jour, tout comme l'accord commercial en vigueur depuis neuf ans, mais qu'un tiers des pays de l'Union européenne n'a toujours pas ratifié.
Seule ombre au tableau : le terme de « membre associé » sera le grand absent de cette rencontre. Mark Carney préfère l'expression « alliance pour l'avenir », tandis que les 27 États membres de l'Union européenne ont l'intention de parler d'une « association toujours plus étroite ».
Canadiens et Européens marchent en revanche sur des œufs avec la Maison Blanche. Ils martèlent que leur rapprochement n'est pas hostile aux États-Unis.
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Source: RFI
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