Par Mathilde Serra avec AFP
Publié le 05/11/2026 à 16h04, mis à jour le 05/11/2026 à 16h08
VIDÉO - Le candidat social-démocrate à la présidentielle a quitté jeudi après-midi la manifestation parisienne contre la vie chère, après avoir été bloqué durant 45 minutes à son point de départ, place de la République.
Passer la publicité Passer la publicité«S’il y a des militants politiques qui sont hostiles à notre présence, je m’en fous, je m’en contrefous» : Raphaël Glucksmann a balayé les sifflets et slogans hostiles à son arrivée jeudi dans la manifestation parisienne contre la vie chère. Le candidat social-démocrate à la présidentielle a dû quitter le cortège après avoir été bloqué durant 45 minutes à son point de départ, place de la République.
Le candidat de gauche avait été accueilli par des cris «non, Glucksmann n’est pas un camarade», «tout le monde déteste le PS», mais aussi par des «Raphaël président» et quelques applaudissements. Il a assuré vouloir «remettre les travailleurs au cœur du contrat social».
«Je veux qu’il y ait un travail en France qui permette de vivre dignement»
Depuis le début de sa campagne, celui qui a remporté la primaire sociale-démocrate peine à se rendre dans les manifestations, où il est régulièrement pris à partie par des militants de gauche radicale, et dénonce un «harcèlement» de La France insoumise. «Aujourd’hui, c’est la journée des travailleurs. Ce n’est pas la journée des militants politiques qui sont pour un autre candidat et qui cherchent à nous empêcher de nous exprimer», a-t-il dit jeudi à la presse dans le cortège, accompagné de plusieurs cadres socialistes.
«Je veux qu’il y ait un travail en France qui permette de vivre dignement. Et ça, c’est le cœur du projet», a-t-il ajouté. «Mon rôle aujourd’hui c’est d’être en soutien à l’intersyndicale, c’est d’être en soutien aux revendications des travailleurs, c’est d’être en soutien à ces travailleurs français qui n’arrivent plus à boucler leur fin de mois et pour réclamer un salaire digne, une augmentation du Smic», a insisté le candidat.
Il a ajouté vouloir représenter «la rupture démocratique, la rupture réaliste, la rupture qui ne fracture pas le pays». «Nous allons réconcilier les Français, nous allons réparer les services publics, nous allons faire, si vous voulez, l’inverse de ce qui s’est passé depuis 10 ans: on va redistribuer, mais pas des pauvres vers les riches, comme ça s’est produit depuis 10 ans, mais à l’inverse».
Source: Le Figaro · Mathilde Serra
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