Thélyson Orélien. Olivier Dion/LH/opale.photo

PORTRAIT - Des Gonaïves à Ottawa, Le Figaro a remonté le parcours de cet écrivain aux vies multiples. Et dont la gloire promise fut une construction de bout en bout.

Si ce n’avait été le Goncourt, ç’aurait été le Renaudot. N’aurait-il pas eu le Renaudot, il se serait vu décerner le Femina. En juin, quand ce «premier roman» d’un parfait inconnu fait irruption dans la vie littéraire française, c’est l’unanimité. Dans les rédactions, les premiers lecteurs sont hypnotisés. Puis c’est au tour des jurés littéraires d’être pris par le texte : on lui promet monts et merveille. Inutile de lire autre chose, la rentrée littéraire est déjà jouée. L’exceptionnel effet d’annonce du Boréal, son éditeur canadien, a traversé l’Atlantique. Désormais c’est du côté de son éditeur français Grasset d’emboucher les trompettes du «grand livre».

Chez l’éditeur français, il y a bien des lecteurs pour s’étonner de ce style répétitif, mais le roman est une cession venant du Canada, pas l’édition d’un manuscrit amendable. Et il a rencontré un tel succès, faisant l’objet d’innombrables demandes de traduction, 26 maisons d’édition à ce jour…

Septembre arrive, avec sa moisson de…

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Source: Le Figaro · Victoire Lemoigne

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