Alors que 61 000 des 147 000 réfugiés centrafricains qui vivent actuellement au Tchad souhaitent rentrer chez eux selon le HCR, un accord sur les modalités pratiques de leur retour au pays a été trouvé, mercredi 4 novembre. Très encadrée, l'opération, qui ne concernera dans un premier temps qu'une seule province tchadienne, se déroulera en plusieurs étapes.
Publié le : 07/11/2026 - 04:53
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Avec notre correspondante à Ndjamena, Nadia Ben Mahfoudh
Alors que près de 147 000 réfugiés centrafricains vivent actuellement au Tchad, Ndjamena, Bangui et le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) ont signé les modalités pratiques de leur rapatriement volontaire, mercredi 4 novembre, dans la capitale tchadienne. Arrivés par vagues successives depuis le début des années 2000 pour fuir les violences qui ont secoué la Centrafrique, la plupart d'entre eux se sont installés dans quatre provinces du sud du pays où certains camps, notamment autour de Goré, existent depuis près de vingt ans.
Parmi ces réfugiés, près de la moitié souhaiteraient désormais rentrer chez eux, selon les enquêtes du HCR qui estime leur nombre à 61 000 personnes environ. Si les premiers convois de rapatriement sont attendus d'ici à la fin de l’année, l'opération ne concernera que le Logone oriental dans un premier temps explique Laura Lilliana Lozano Rozo, cheffe du bureau du HCR à Goré.
Étape par étape
Encadré, le retour des réfugiés centrafricains se fera aussi étape par étape : après un examen médical et la vaccination de leur bétail une semaine avant le départ, les candidats au retour effectueront un long trajet en camion. Au nombre d'environ 200 par convoi, ils seront transportés jusqu'au centre de transit côté centrafricain d'où ils rejoindront leurs localités, principalement autour de Paoua et de Markounda. Ceux-ci recevront trois mois de vivres du Programme alimentaire mondial (PAM) et un paquet d'aide au retour, détaille encore le HCR.
Les Centrafricains qui ont refait leur vie au Tchad et qui ont fait le choix d'y rester vont, quant à eux, voir l’aide humanitaire céder la place à des projets agricoles et d'intégration dans des villages tchadiens. Arrivées au Tchad après le coup d'État de 2003 et les violences dans le nord-ouest de la Centrafrique, les premières vagues de réfugiés centrafricains ont été suivies par d'autres, notamment lors de la crise qui a secoué le pays en 2013 et 2014.
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Source: RFI
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