DÉCRYPTAGE - Le retour du crédit cher pénalise les acheteurs. Les durées d’emprunt s’allongent et les refus de prêts augmentent.
Les nuages s’accumulent sur le crédit à l’habitat. Le conflit dans le golfe Persique, qui fait flamber les prix à la pompe et grimper les taux d’intérêt, ainsi que la crise sociale que traverse la France commencent à peser sur le marché immobilier. « On envoie moins de dossiers aux banques, confirme Ludovic Huzieux, cofondateur d’Artémis Courtage, qui constate un tournant depuis septembre. En général, il faut laisser les premiers jours de la rentrée pour redémarrer l’activité. Cette année, cela n’a pas vraiment repris », poursuit le courtier.
En cause : une hausse du coût des emprunts particulièrement rapide. Un emprunteur doit débourser près de 3,7 % en moyenne pour un prêt sur 20 ans, et 3,8 % pour un emprunt sur 25 ans. C’est 0,50 point de plus qu’en juin. En novembre, les barèmes des banques sont même montés en flèche. « Certaines banques affichent aujourd’hui du 4,50 % sur 20 ans », confirme Sandrine Allonier, porte-parole du courtier Vousfinancer. Cette augmentation est due…
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Source: Le Figaro · Jorge Carasso
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