Par Le Figaro avec AFP

Publié le 28/10/2026 à 19h42

La victime a été abattue par les forces de sécurité syriennes. DELIL SOULEIMAN / AFP

Selon un communiqué du groupe de djihadistes français auquel il appartenait, la victime a été identifiée comme étant «Abou Ayman al-Faransi», un père de six enfants qui vivait depuis 13 ans en Syrie.

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Les forces de sécurité syriennes ont annoncé mercredi qu'un djihadiste français avait été tué dans un échange de tirs dans le nord-ouest du pays, où des affrontements ont déjà opposé les autorités à un groupe d'islamistes radicaux français. Quelques dizaines de djihadistes français dirigés par le prédicateur Oumar Diaby vivent retranchés avec leurs familles dans un camp près de la frontière turque, à Harem, sous stricte surveillance des autorités.

Dans un communiqué, les forces de sécurité syriennes ont indiqué qu'une patrouille avait «repéré la sortie d'un groupe armé du camp des Français en direction de la région de Harem (...) en violation de l'accord conclu interdisant d'en sortir armés». Selon ces forces, des membres du groupe ont ouvert le feu sur la patrouille qui voulait les arrêter. À la suite d'un échange de tirs, «un membre du groupe armé a été tué et un citoyen blessé».

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Le groupe de djihadistes français a lui accusé, dans un communiqué sur Telegram, les forces de sécurité d'avoir ouvert le feu sur des «frères sortis acheter de la nourriture en ville». Il a identifié le mort comme «Abou Ayman al-Faransi» (le Français, NDLR), un père de six enfants, et fait état de blessés. Le groupe a précisé qu'il vivait depuis 13 ans en Syrie, où il avait combattu les forces du président déchu Bachar al Assad, et juré de venger sa mort.

En octobre 2025, des combats avaient opposé les djihadistes français, qui se font appeler «Firqat al Ghouraba» (le groupe des étrangers), aux forces de sécurité syriennes. Un accord de cessez-le-feu y avait mis fin, prévoyant le retrait des armes lourdes et permettant aux autorités syriennes d'entrer dans le camp.

Des relations tendues avec les nouvelles autorités

Des milliers de djihadistes étrangers, dont de nombreux Occidentaux ont afflué en Syrie pendant la guerre civile déclenchée par la répression par le pouvoir d'Assad d'un soulèvement populaire en 2011. Le conflit a pris fin en décembre 2024 avec la prise de Damas par une coalition islamiste dirigée par Ahmad al-Chareh, qui a rejoint en 2025 la coalition antidjihadiste conduite par les États-Unis.

M. Chareh, qui a rompu avec son passé djihadiste, avait appelé tous les groupes armés à se dissoudre et intégrer la nouvelle armée à son arrivée au pouvoir. Une poignée de djihadistes français ont intégré l'armée, mais pas le groupe d'Oumar Diaby, alias Omar Omsen, un ancien délinquant franco-sénégalais devenu prêcheur.

Qualifié de «terroriste international» par les États-Unis en 2016, cet homme est également visé depuis 2017 par un mandat d'arrêt international de la justice française en raison de ses activités djihadistes. Son groupe, aux relations tendues avec les nouvelles autorités, constitue un rassemblement marginal et sans lien avec l'organisation Etat islamique, qui avait régné par la terreur en Syrie et en Irak avant d'être défaite.

Source: Le Figaro · Le Figaro avec AFP

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