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Fervent défenseur du suprémacisme blanc et de théories conspirationnistes, le fidèle conseiller de Donald Trump remplace Susie Wiles, une promotion en forme de fuite en avant après la déroute des républicains lors des midterms, le 3 novembre.

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Stephen Miller, à la Maison Blanche, à Washington, le 6 novembre 2026.

Une majorité d’Américains ont sanctionné Donald Trump lors des midterms pour ses choix stratégiques et sa pratique autoritaire du pouvoir. En réponse, le président américain a choisi de doubler la mise et de promouvoir son conseiller le plus extrémiste, mais aussi le plus loyal. Vendredi 6 novembre, il a désigné Stephen Miller, l’idéologue réactionnaire de la Maison Blanche, comme nouveau chef de l’administration en remplacement de Susie Wiles.

« Stephen a été avec moi depuis le début, a commenté Donald Trump devant la presse, il comprend, il est très bon politiquement, et il fera du très bon boulot. Excellent chef d’équipe. » Pour autant, le magnat n’a pas donné de véritable explication. « Parfois dans la vie, il faut faire des changements », s’est-il contenté de noter. Le changement en question est une fuite en avant, un repli sur le dernier carré des fidèles dépourvus d’états d’âme, prêts à tout pour leur chef. Il montre à quel point Donald Trump envisage les deux dernières années de son mandat comme la fortification d’un bunker contre les assauts d’un Congrès démocrate et la poursuite d’une action présidentielle unilatérale, sans consultations.

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Source: Le Monde · Piotr Smolar

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