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Des passionnés de souterrains descendent en rappel et clandestinement dans les entrailles de Paris pour explorer l’envers de la ville et son histoire. Des expéditions risquées mais à fort potentiel poétique au cœur d’un immense réseau de carrières et de galeries, bien au-delà des catacombes.

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Les cataphiles sont nombreux à s'installer sous terre pour une ou plusieurs nuits à Paris.

Habillé en tenue d’égoutier, Thomas (le prénom a été changé), 32 ans, cordiste à Marseille, marche en plein centre de Paris, un jour de semaine. Avec deux amis, également vêtus de combinaisons de chantier pour ne pas attirer l’attention, ils se dirigent vers une plaque au sol et l’ouvrent à l’aide d’une clé. Ils installent un trépied et des plots de sécurité autour de celle-ci, accrochent la corde du trépied à des mousquetons et descendent, en rappel, dans les sous-sols de la capitale.

Une dizaine de mètres plus bas, ils commencent leur déambulation souterraine. Equipés de lampes frontales, ils se baladent d’abord dans une galerie technique – une galerie interdite au public abritant câbles, conduits et tuyaux. « C’est ici que les horloges de Paris – dans les gares, les mairies ou les cafés – étaient synchronisées à la fin du XIXe siècle. Chaque minute, une impulsion d’air comprimé était envoyée via des tuyaux pour faire bouger l’aiguille de chaque horloge, de manière à les régler sur la même heure. » Un système d’air comprimé inventé par l’ingénieur autrichien Victor Popp, qui a créé la Compagnie générale des horloges pneumatiques en 1879, pour synchroniser les horloges et uniformiser l’heure dans la capitale.

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Source: Le Monde · Djaïd Yamak

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