Entre attentisme face à une mobilisation prévue ce samedi 24 octobre dont on ignore encore tout, et volonté de ne pas revivre les mêmes scènes de chaos, ils sont mobilisés et ne comptent pas se laisser faire.
Il y a ceux qui ont déjà tout perdu et ceux qui ne veulent pas être les prochains sur la liste. «C’est simple, je n’ouvrirai pas ce samedi. Et je n’ouvrirai même peut-être plus jamais le week-end», explique Antoine, gérant de l’Atelier Amelot. Durant plusieurs heures dans la nuit de samedi à dimanche, de trop longues heures, sa boutique de personnalisation de vêtements de la rue Amelot (11e) a été pillée, d’abord par les casseurs, puis par des badauds qui passaient par là, alors «non, hors de question de refaire du stock», lâche-t-il désabusé. Mardi, «il y avait 6 heures de queue au commissariat pour porter plainte», poursuit-il, alors que sa priorité est aujourd’hui de faire le point avec son assurance et tout nettoyer, avant de penser à demain.
Dans les rues sinistrées de la capitale, tout près de la place de la République, le long du canal Saint-Martin ou encore dans le Haut-Marais, alors que les stigmates des pillages commis ce week-end sont encore visibles, les commerçants…
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Source: Le Figaro · Pauline Landais-Barrau
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