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A l’occasion de la publication de « Mon imam », son quatrième roman, et de « Beyrouth ne meurt jamais », un recueil de ses chroniques pour « L’Orient-Le Jour », passage en revue de quelques obsessions.

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Sabyl Ghoussoub, à Paris, le 2 juin 2026.

Au mois de mars, alors qu’il relisait les épreuves de son quatrième roman, Mon imam, la guerre entre Israël et le Hezbollah a repris sur le territoire libanais. Sabyl Ghoussoub a alors commencé à écrire pour le journal L’Orient-Le Jour, à raison de trois fois par semaine, des chroniques rendant compte de la vie des Beyrouthins ordinaires sous la menace des bombes. Il les a tenues jusqu’au 28 juillet ; elles sont aujourd’hui réunies dans le recueil Beyrouth ne meurt jamais. La parution concomitante de ce dernier et de Mon imam offrait une bonne raison de revenir avec l’écrivain franco-libanais, né à Paris en 1988, sur sa jeune œuvre, et sur les obsessions et marottes qui la caractérisent.

Beyrouth

Le nom de la capitale libanaise coiffe trois des livres de Sabyl Ghoussoub. Avant Beyrouth ne meurt jamais, il y eut son deuxième roman, Beyrouth entre parenthèses (L’Antilope, 2020), qui se déroulait pourtant essentiellement ailleurs : en Israël ; et puis Beyrouth-sur-Seine (Stock, 2022, Goncourt des lycéens), qui racontait ses parents, des Libanais installés à Paris depuis 1975. Qu’est-ce qui plaît tant à l’écrivain dans le nom de la capitale libanaise pour qu’il place son travail sous l’égide de la ville chantée par la diva Fayrouz en 1989 ? D’une part, il trouve le mot « plus beau » que celui de Liban. Cela posé, il s’exalte au-delà de la simple sonorité : « Beyrouth, c’est l’idée originale même du Liban. C’est une ville de dialogues, de rencontres, on vient y chercher la liberté. Elle est ouverte au monde, à tous les mondes. Elle ne ressemble à aucune autre ville de la région. » Quand il a quitté Paris, adolescent, c’était précisément dans l’idée de s’y installer. On peut lire dans son recueil de chroniques ce poème : « J’ai vu le jour à Beyrouth/J’avais 17 ans,/Avant j’étais en gestation à Paris. » Depuis, sa vie alterne, selon les périodes, entre les deux villes. Un nouveau projet doit le mener à Marseille, qui constitue possiblement un entre-deux.

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Source: Le Monde · Raphaëlle Leyris

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