Du « trafic d’êtres humains » : c’est ainsi qu’une commission d’enquête internationale indépendante sur l’Ukraine désigne le recrutement forcé d’étrangers par l’armée russe dans son dernier rapport soumis ce 26 octobre à l'Assemblée générale des Nations unies. Recrutés par la force ou la tromperie en violation du droit international, de l’Inde au Brésil en passant par l’Afrique du Sud et la Bolivie, cette commission a confirmé des cas venus d’au moins 29 pays et est parvenue, preuves à l’appui, à dresser le parcours type d’un enrôlé de force.
Publié le : 27/10/2026 - 11:13
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La plupart des victimes sont issues de communautés vulnérables, pauvres et peu éduquées, sans aucune expérience militaire, séduites par de fausses offres d’emploi de gardiens, chauffeurs ou mécaniciens, publiées sur les réseaux sociaux. Offres qui promettent un bon salaire, un logement, des assurances, et la nationalité russe.
Privés de passeports ou de téléphones une fois sur place, ils sont contraints de signer un contrat en russe avec le ministère de la Défense.
Certains ne comprennent ce qui leur arrive qu’une fois dans un camp militaire. Envoyés en première ligne après un entraînement sommaire de 20 minutes à quelques jours, ils servent à creuser des tranchées ou à détecter les positions ennemies.
Ils laissent bien souvent des familles qui ne récupéreront jamais ni leurs corps ni leur solde.
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La Russie nie toujours tout recrutement illégal
Malgré les preuves accumulées – lettres officielles, visas, contrats – la Russie a toujours nié tout recrutement illégal.
Du côté ukrainien, la commission n’a trouvé aucune trace d'enrôlements forcés.
La commission, qui ne parle pas au nom de l'ONU, n'est pas reconnue par Moscou et elle n'a obtenu aucune assistance de la part des autorités russes.
Source: RFI
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