Le Premier ministre britannique Andy Burnham a assuré au quotidien The Guardian qu'il était ouvert à ce que son pays présente des excuses officielles pour son rôle dans la traite transatlantique d'esclaves, mais exclut toute réparation financière aux descendants. Des propos tenus avant un déplacement dans les Caraïbes, la semaine prochaine. À Antigua-et-Barbuda, le chef de file des travaillistes doit rencontrer les dirigeants du Commonwealth et le sujet des réparations sera à nouveau abordé.
Publié le : 31/10/2026 - 23:47
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« Je tiens à exprimer ma tristesse et mes regrets pour la douleur et les souffrances endurées par tant de millions de personnes, et à reconnaître à quel point cela continue de façonner notre monde aujourd'hui », a déclaré Andy Burnham dans le journal The Guardian.
La traite transatlantique des esclaves a constitué « une violation brutale et barbare » des droits de ces personnes, a-t-il ajouté. « Nous proposons d'engager un dialogue structuré avec les personnes touchées par la traite transatlantique des esclaves », a déclaré le Premier ministre. « Être à l'écoute des appels en faveur d'excuses officielles au nom de l'État britannique constituera un élément important de ce processus, et je suis ouvert à ces demandes », a-t-il poursuivi.
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Des déclarations décevantes pour un mouvement en faveur de la justice réparatrice pour les Caraïbes
Denis O'Brien, fondateur du groupe The Repair Campaign, qui se présente comme un mouvement transatlantique en faveur de la justice réparatrice pour les Caraïbes, a jugé les déclarations d'Andy Burnham « décevantes ». « Le gouvernement britannique doit arrêter de brouiller les pistes et présenter dès maintenant des excuses complètes et officielles », a-t-il réagi.
Entre le XVIᵉ et la fin du XIXᵉ siècle, 15 millions d'hommes et de femmes ont été victimes de la traite transatlantique selon l'ONU. Le Royaume-Uni, comme la France, a largement bénéficié financièrement durant des siècles de la colonisation comme de l'esclavage. Ce que reconnaît Andy Burnham, tout en estimant que la réparation financière n'est pas « la bonne réponse ». Il propose un dialogue constructif avec les partenaires du Commonwealth.
Le roi Charles III, déjà dans les Caraïbes, a qualifié la période de la traite transatlantique de « jours les plus sombres de l'Histoire britannique ». Ni le gouvernement, ni la couronne n'ont encore présenté d'excuses officielles.
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Source: RFI
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