Si la grande majorité des leaders étudiants actifs ces dernières semaines rejettent toute affiliation politique, certains ont déjà fait l’expérience de campagnes politiques. Abdul Saboor / REUTERS

DÉCRYPTAGE - Depuis le début du mouvement, plusieurs figures étudiantes ont investi les têtes de cortège et les plateaux de télévision. Si la majorité réfute toute affiliation politique, la réalité est bien différente.

Petit à petit, la mobilisation étudiante perd du terrain. Après deux semaines de vacances scolaires et l’engagement pris par le gouvernement de transformer puis de réformer Parcoursup à l’horizon 2028, la grande journée de mobilisation prévue lundi 2 novembre a débouché sur quelque 41 lycées bloqués, soit dix fois moins qu’au plus fort du mouvement début octobre. Mais pour les figures étudiantes propulsées stars des plateaux de télévision et des réseaux sociaux ces dernières semaines, l’heure n’est certainement pas au renoncement. « Tant qu’on n’aura pas eu les 10 milliards (de budget supplémentaire pour l’Éducation nationale, NDLR), l’abrogation immédiate de Parcoursup, on continuera de bloquer. Sébastien Lecornu a peur que ça dure jusqu’à la présidentielle, c’est ce qu’on espère si on n’a pas obtenu gain de cause », affirme Soumaya Sarré, porte-parole de la Fédération lycéenne des quartiers, créée le 4 octobre dernier.

Ex-lycéenne de Bondy de 18 ans, aujourd’hui en double licence…

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Source: Le Figaro · Clotilde Jégousse

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