Par Le Figaro avec AFP

Publié le 21/10/2026 à 22h37

Le leader du Parti Québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon, le 5 octobre 2026. Patrick Doyle / REUTERS

Élu le 5 octobre, Paul Saint-Pierre Plamondon a fait de «l’abolition» de la présence de la monarchie au Québec un de ses chevaux de bataille.

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Le nouveau dirigeant indépendantiste du Québec et son gouvernement ont pris officiellement leurs fonctions mercredi, sans prêter allégeance au roi Charles III dont la représentante était absente de la cérémonie d'investiture.

Élu le 5 octobre, Paul Saint-Pierre Plamondon, surnommé «PSPP», a fait de «l’abolition» de la présence de la monarchie au Québec, qu’il considère comme un «symbole archaïque de la domination coloniale britannique», un de ses chevaux de bataille.

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Une première

Absente à la demande du dirigeant québécois, la lieutenante-gouverneure Manon Jeannotte, qui représente le roi Charles III dans la province, a suivi la cérémonie d’investiture depuis son bureau situé à quelques encablures de l’Assemblée nationale à Québec, d’où elle a officialisé les nominations ministérielles comme le requiert la Constitution canadienne. C’est la première fois qu’un Premier ministre du Québec est investi sans la présence à la cérémonie d’un représentant de la couronne britannique.

Le Canada est membre du Commonwealth et son chef d’État est Charles III qui est représenté dans le pays par une gouverneure générale et compte également un représentant dans chacune des provinces. Après les dernières élections provinciales de 2022, les députés du Parti québécois, dont Paul Saint-Pierre Plamondon, avaient déjà refusé de prêter allégeance à Charles III et s’étaient même vu, de ce fait, brièvement interdire de siéger à l’Assemblée nationale.

Une loi adoptée depuis lors n’oblige plus les élus québécois à prêter allégeance au roi. Un recours cherchant à l’invalider a été déposé devant la Cour supérieure du Québec en août. Le Parti québécois s’est donné pour mission prioritaire de réduire le nombre de sans-abri et entend allouer à cette cause le budget actuellement attribué à la lieutenante-gouverneure. «PSPP» sera personnellement en charge de ce dossier.

«Organiser un nouveau référendum»

Le nouveau gouvernement du Parti québécois, qui n’avait pas été à la tête de la province francophone depuis 2014, compte 22 ministres, dont une vice-Première ministre «responsable de l’accession du Québec à l’indépendance», «PSPP» ayant promis d’organiser un nouveau référendum sur cette question après la fin du mandat de Donald Trump début 2029. «Je vous confie donc de faire en sorte que le Québec soit à la table et non pas au menu», a déclaré le dirigeant québécois à cette nouvelle ministre, en référence au discours remarqué du Premier ministre canadien Mark Carney à Davos en janvier. Ce référendum est toutefois loin d’être garanti car, avec 59 sièges, le parti indépendantiste ne dispose pas de la majorité à l’Assemblée.

L’entrée en fonction de ce gouvernement indépendantiste dans la province francophone intervient après la tenue lundi d’une consultation sur l’organisation d’un futur référendum sur l’indépendance dans la riche province pétrolière de l’Alberta. Même si les partisans d’un référendum n’ont récolté que 24% des suffrages, Paul Saint-Pierre Plamondon veut voir dans ce vote une preuve que «le Canada, tel qu’il est, ne fonctionne pas» et que «le statu quo ne passe plus». Mis au défi par les velléités indépendantistes dans les deux provinces en pleine guerre commerciale avec les États-Unis, Mark Carney a réaffirmé mercredi la nature «distincte» et «unique» du Québec après s’être réjoui la veille du résultat «absolument clair» du scrutin en Alberta.

Source: Le Figaro · Le Figaro avec AFP

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