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SIMULATEUR – Les quotients de mortalité permettent d’estimer la probabilité, pour une personne d’un certain âge, de décéder avant l’année suivante. L’occasion de se livrer à un exercice statistique entre curiosité et vertige existentiel.
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Derrière le titre pompier et le caractère ludique de cet article se cache un sujet ô combien sérieux. Car parler de la mort, même à travers des données statistiques, c’est toujours parler de nous en filigrane, de notre finitude, de notre avancée dans la vie et des craintes morbides qui vont avec, qu’elles soient liées à la maladie ou aux accidents de la vie.
Chaque année, les statisticiens de l’Insee actualisent les tables de mortalité, qui permettent d’évaluer, âge par âge, nos chances de franchir l’année suivante. Un outil qui peut sembler austère, mais qui prend une tout autre portée lorsqu’on l’applique à son propre cas. Il permet aussi de calculer une multitude d’indicateurs dérivés, comme la probabilité de mourir dans les cinq ou dix prochaines années, ou encore celle d’atteindre 100 ans.
Pour obtenir ces estimations, on utilise un processus stochastique : une simulation statistique des parcours de vie possibles à partir d’un âge et d’un sexe donnés. En répétant cette simulation un grand nombre de fois, on parvient à approcher les probabilités théoriques issues des quotients de mortalité. C’est l’expérience que vous propose ici Le Figaro.
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Source: Le Figaro · Nicolas Mondon, Fig Data
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