Par Alix Vermande

Publié le 20/10/2026 à 16h54, mis à jour le 20/10/2026 à 17h24

La mairie de Limoges prend feu lors d’une manifestation, le 17 octobre 2026. CHRISTOPHE NOISETTE / Hans Lucas via AFP

RÉCIT - Échauffourées avec les forces de l’ordre à l’entrée de la ville l’après-midi, incendie et la chute du beffroi de la mairie dans la soirée… la préfecture de la Haute-Vienne a vécu un samedi cauchemardesque sous les assauts de plusieurs milliers d’émeutiers.

Mardi matin, un suspect a été interpellé à Val-d’Issoire (Haute-Vienne) par le Raid de Bordeaux, dans le cadre de l’enquête sur l’incendie de l’hôtel de ville de Limoges. « Il s’agit d’un activiste d’ultragauche déjà fiché S », indique une source policière. Âgé de 34 ans et originaire de la Creuse, l’homme est également connu des autorités pour des faits de « violences sur personne dépositaire de l’autorité publique ». Trois jours plus tôt, Limoges basculait dans le chaos.

Samedi, en début d’après-midi, le cortège s’étire dans les rues de Limoges dans une ambiance bon enfant. Plus de 5 000 personnes ont répondu à l’appel de la mobilisation nationale contre la vie chère. Les « gilets jaunes » se mêlent aux chasubles rouges de la CGT, les slogans des lycéens résonnent. Rien ne laisse deviner les terribles événements à venir. Le préfet de la Haute-Vienne, Maurice Barate, rappelle : « Aucune manifestation revendicative n’avait fait l’objet d’une déclaration préalable. »

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Source: Le Figaro · Alix Vermande

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