L'Institut de psychologie de l'université Paris Cité expérimente une autre forme de rassemblement. La direction et les étudiants ont mis en place une "université populaire" pour permettre les échanges sans reprendre les cours habituels.

Radio France

Publié le 03/11/2026 06:33

Temps de lecture : 2min

Devant l'entrée de la Sorbonne, à Paris, le 2 novembre 2026. (MEHDI FEDOUACH / AFP)

La reprise des cours a été perturbée, lundi 2 novembre, par des blocages dans plusieurs lycées. Mauis la mobilisation pourrait prendre de l'ampleur mardi avec l'Unef (Union nationale des étudiants de France) qui appelle à "une journée noire sur les universités", avec des blocages de facultés et de lycées à travers le pays.

Face à cette mobilisation, certains établissements cherchent des alternatives aux blocus. À l'Institut de psychologie de l'université Paris Cité, la direction et les étudiants ont trouvé un terrain d'entente : organiser une "université populaire" pendant au moins une semaine. Cette formule n'avait pas été mise en place depuis début octobre. L'université populaire mêle assemblées générales, débats avec la direction et cours spécifiques destinés à aider les étudiants à réfléchir à la mobilisation.

"A force d'échanges avec la direction, le personnel, on est arrivé à cet accord qui permet de rouvrir, mais pas pour reprendre les cours dans leur mode habituel", explique un étudiant, porte-parole du mouvement. L'idée est de "proposer quelque chose d'alternatif", poursuit l'étudiant. "Ce que l'on construit, ce n'est pas une mobilisation contre notre direction, c'est une mobilisation de gens attachés au service public et à son existence contre un système qui veut le détruire et effacer."

"Ce qui est bien avec cette forme de mobilisation, c'est qu'on passe d'un blocus, où il n'y a pas beaucoup de construction, parce qu'on n'arrive pas à débattre, parce qu'on n'a pas de lieu, et de thématiques précises tous les jours, à quelque chose où on reprend l'université. Reprendre l'université c'est un symbole assez fort, c'est beaucoup plus pratique et intéressant d'avoir cet espace d'échange", explique une autre étudiante, adhérente du mouvement.

Cette nouvelle phase du mouvement a été négociée avec la direction pour permettre la levée du blocus. Mais si les locaux rouvrent, les cours en présentiel n'ont toujours pas repris, ce qui inquiète certains étudiants. "On suit un peu le mouvement de loin parce qu'on n'est pas très engagées, mais la fac rouvre, c'est toujours ça, mais on aimerait bien que nos cours reprennent", déplore une étudiante.

La question de la validation de l'année ou du semestre se pose également. Pour le directeur de l'institut, Xabi Borteyrou, c'est aux étudiants de débattre de ces enjeux et de décider de la suite du mouvement. "Est-ce que c'est efficace de faire une université populaire ? Selon moi, oui, mais selon eux peut-être pas. Chacun fera le point à la fin pour dire si la mobilisation s'arrête ou est-ce qu'elle prend de nouveau la forme d'un blocus. Ce sont les étudiants et les étudiantes qui ont les clés de la décision."

L'objectif de cette formule est aussi de permettre à tous les étudiants de s'impliquer et de prendre part aux échanges.

Vous pouvez désormais privilégier l'affichage des articles de franceinfo dans les résultats de recherche Google. Comment ça marche ?

Sur le même thème

Shorts

Source: Franceinfo · franceinfo

At a glance

Topic
World
Country
🇫🇷 FR
Publisher language
FR
Added to Allnira