Par Le Figaro avec AFP
Publié le 02/11/2026 à 18h07
Le président de la République considère cette «bonne nouvelle» comme une incitation à «poursuivre car les prix restent élevés».
Emmanuel Macron a salué lundi un début de baisse des prix du gazole à la pompe, se félicitant des mesures gouvernementales, «des solutions concrètes qui portent leurs fruits», «sans démagogie» et «sans toucher aux taxes». «Une bonne nouvelle donc, qui nous encourage à poursuivre car les prix restent élevés. Et nous restons humbles et vigilants compte tenu des incertitudes géopolitiques qui demeurent» au Moyen-Orient, a dit le chef de l'État sur le réseau X.
Alors que le litre de gazole était en moyenne en milieu de semaine dernière à 2,38 euros/litre, il a reculé de près de 10 centimes par litre en moyenne à près de 2,29 euros le litre en moyenne, selon une analyse par l’AFP de données publiques portant sur 8.642 stations. Le gouvernement avait annoncé le 12 octobre mettre à disposition des distributeurs, au prorata de leur part de marché 2025, et sur une période de trois mois, dix millions de barils de gazole issus de ses stocks stratégiques, dans l’espoir de diminuer de 12 à 18 centimes le prix du litre à la pompe.
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Une mesure exceptionnelle
Cette mesure exceptionnelle a été décidée pour faire face à la flambée des prix des carburants causée par la guerre au Moyen-Orient déclenchée par les États-Unis et Israël fin février 2026. «Le résultat est là : plus d’une dizaine de centimes de baisse par litre de gazole», s’est réjoui Emmanuel Macron lundi, se félicitant d’un dispositif mis en place «sans toucher aux taxes» et «sans démagogie», alors que plusieurs partis politiques militent depuis plusieurs semaines pour bloquer les prix du gazole ou baisser les taxes sur les carburants. «Nous restons humbles et vigilants compte tenu des incertitudes géopolitiques qui demeurent dans la région», a ajouté le chef de l’Etat.
Lundi, Téhéran s’est dit prêt à rouvrir le stratégique détroit d’Ormuz - au coeur du conflit - en deux jours au lieu du plan initial de sept jours, sous conditions, au lendemain de nouvelles menaces de Donald Trump de «s’occuper» d’encore un ou deux sites en Iran. Pour éviter la répétition des 40 jours de bombardements intenses de cet été, les échanges via le Qatar, médiateur dans le conflit, se sont intensifiés pour tenter de relancer les négociations dans ce conflit qui ébranle l’économie mondiale.
Source: Le Figaro · Le Figaro avec AFP
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