RÉCIT - Le social-démocrate et le chef d’Horizons s’efforcent de déjouer le scénario d’un second tour RN-LFI. Chacun cible son camp tout en visant l’électorat macroniste.
En ces temps troublés, Édouard Philippe et Raphaël Glucksmann sont rattrapés par la même interrogation : comment se rendre audible quand la prime est à la radicalité ? Le candidat d’Horizons à l’élection présidentielle peine à faire entendre ses dernières propositions - baisse de l’immigration légale, hausse du pouvoir d’achat des familles - et craint de se voir emporté par l’impopularité du pouvoir sortant.
Celui du Parti socialiste (PS) et de Place publique (PP) n’a pas mis les pieds dans les manifestations lycéennes. Pas plus que dans celles « contre la vie chère », de peur d’en être excommunié par des militants Insoumis dont il se dit la cible. Loin des coups d’éclat, Raphaël Glucksmann vit pourtant un automne moins rugueux qu’Édouard Philippe, qu’il talonne désormais dans les enquêtes d’opinion.
Porté par son triomphe dès le premier tour à la primaire de son camp, le 11 octobre, le social-démocrate bondit à 14 % d’intentions de vote dans le dernier baromètre Ifop-Fiducial…
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Source: Le Figaro · Loris Boichot, Célestine Gentilhomme
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