Invité mercredi du «20 heures» de TF1, le candidat Renaissance à la présidentielle a dit redouter par-dessus tout un second tour entre LFI et le RN. «Notre pays ne s’en relèverait pas», a-t-il averti.
Passer la publicité Passer la publicitéPuisque les enquêtes d’opinion ne tranchent pas, les électeurs le feront-ils ? Cinq mois après s’être lancé tambour battant dans la course à l’Élysée, dans l’espoir de rattraper son rival Édouard Philippe dans les sondages, voire de lui ravir le leadership du bloc central, Gabriel Attal n’a pour l’heure pas réussi son pari. S’il s’est rapproché du maire du Havre (Seine-Maritime), c’est moins par sa propre dynamique que par l’essoufflement de ce dernier. Testé comme seul candidat du bloc central, le patron d’Horizons a chuté à 15 % dans notre dernier baromètre Ifop-Fiducial pour Le Figaro, LCI et Sud Radio, soit six points de moins que fin septembre, tandis que son lointain successeur à Matignon recule lui aussi, dans une moindre mesure, à 13 % (-2). Et c’est sans compter Bruno Retailleau, le candidat des Républicains, englué entre 7 % et 7,5 %.
Un éparpillement des voix qui fait le lit d’un second tour entre Marine Le Pen (RN) et Jean-Luc Mélenchon (LFI), dessiné à ce stade par les enquêtes dans toutes les configurations, mais que le centre et la droite, déjà affaiblis, veulent éviter à tout prix. «Notre pays ne s’en relèverait pas», a averti mercredi soir Gabriel Attal au «20 heures» de TF1, appelant ses concurrents à «être tous responsables». C’est dans cette optique que le patron de Renaissance a relancé, à moins de six mois de l’élection, l’idée d’une «grande primaire des démocrates», susceptible de «redonner de l’espoir aux Français».
Pas de noms cités
Sans délimiter le périmètre de cette compétition qu’il appelle de ses vœux, censée aboutir à une candidature unique, le chef de file des députés Renaissance pose deux conditions. D’abord, «qu’elle puisse rassembler des candidats qui défendent les valeurs de la République, l’Europe, la compétitivité de notre économie». Ensuite, que ses prétendants s’opposent à une «alliance avec l’extrême gauche et l’extrême droite», à l’échelle nationale comme au plan européen. Quid, dans ce cas, de Bruno Retailleau ? Ou même de Raphaël Glucksmann, devenu le 11 octobre candidat de la gauche modérée à l’issue de la primaire sociale-démocrate ? Persuadé que «cette primaire aura lieu», Gabriel Attal s’est refusé à citer des noms, préférant «tendre la main à tous les candidats qui ne veulent pas d’un second tour entre LFI et le RN».
Source: Le Figaro · John Timsit
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