DÉCRYPTAGE - Alors que les suppressions de postes suscitent la colère, l’Éducation nationale compte bien davantage d’enseignants que dans les années 1960. Mais cette hausse masque des évolutions contrastées entre le primaire et le secondaire.
« On veut des profs, pas des heures de perm », « Rendez-nous nos profs », « On veut juste le bac, pas des chaises vides »… Ces dernières semaines, lycéens, parents et personnels de l’Éducation nationale défilent dans les rues pour réclamer à gorge déployée plus d’enseignants devant les élèves. Et pour cause : cette année encore, avant de rétropédaler devant l’ampleur du mouvement lycéen, le gouvernement prévoyait de supprimer 1 588 postes de professeurs du premier et second degré. De quoi permettre à l’État de s’adapter à la baisse démographique. Or, pour les syndicats d’enseignants et les familles, face à la chute du nombre d’élèves à venir dans les classes ces prochaines années, l’Éducation nationale devrait en profiter pour réduire les effectifs par classe. Cela suffirait-il à redresser le niveau des jeunes Français ?
Avant de refluer depuis 2018 - avec 8 000 postes en moins dans le second degré en sept ans -, le nombre d’enseignants avait drastiquement augmenté…
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Source: Le Figaro · Emma Ferrand
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