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Deux acteurs majeurs dans l’analyse de l’écosystème des cryptoactifs, TRM Labs et Chainalysis, attribuent cette attaque à des pirates opérant pour le compte des autorités nord-coréennes.

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Le logo de la société Binance.

La poussière n’est pas encore retombée, vendredi 30 octobre, sur ce qui apparaît comme le plus gros vol de cryptomonnaies de l’histoire après le piratage ayant visé Binance, l’une des plus grandes plateformes mondiales d’échange d’actifs numériques. Le Monde fait le point sur cette attaque et ses conséquences.

Ce qu’il s’est passé

Selon un premier rapport publié par l’entreprise spécialisée TRM Labs, aux alentours de 19 heures (heure de France métropolitaine), jeudi 29 octobre, des pirates ont commencé à transférer frauduleusement, pendant une vingtaine de minutes, des fonds provenant de portefeuilles de cryptomonnaies appartenant à l’entreprise Binance. Certains de ces portefeuilles sont cruciaux pour l’entreprise puisqu’ils sont utilisés pour « gérer les retraits des clients », d’après TRM Labs, et contiennent donc d’importantes sommes. Bitcoin, Ethereum, Solana… L’attaque a visé un grand nombre de cryptomonnaies différentes.

La société estime que les premiers essais opérés par les hackeurs ont commencé dans la matinée du mercredi 28 octobre puis dans la journée du jeudi 29 octobre, repérant des petits retraits discrets effectués sur des portefeuilles individuels, probablement pour « tester » l’efficacité du code malveillant.

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Source: Le Monde · Florian Reynaud, Michaël Szadkowski

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