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Ancien numéro un du GIGN, il avait par ailleurs assuré la sécurité privée de plusieurs chefs d’Etat africains. Au cœur de la « Françafrique », il joua un rôle complexe pendant le génocide des Tutsi au Rwanda. Il s’est éteint à l’âge de 80 ans, a-t-on appris mercredi.

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Paul Barril à Londres, le 23 août 1996.

A l’intérieur d’une mallette qu’il conservait toujours avec lui, il assurait qu’il y avait « de quoi faire sauter la République ». Que contenait vraiment cet attaché-case ? Paul Barril fanfaronnait souvent, mais, sur le mystérieux contenu de ces documents, on pouvait peut-être le croire. Au milieu des années 1990, cet ancien gendarme de l’Elysée reconverti en mercenaire assurait la sécurité privée de plusieurs chefs d’Etat africains. Il était au cœur de la « Françafrique », ce système postcolonial mêlant diplomatie secrète, contrats juteux et barbouzeries. Atteint depuis le début des années 2010 de la maladie de Parkinson, Paul Barril est mort mardi soir à l’âge de 80 ans, a-t-on appris mercredi auprès du Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN).

Fils et petit-fils de gendarmes, Paul Barril, né le 13 avril 1946 à Vinay (Isère), a toujours connu la vie des casernes et l’ambiance virile qui y règne. Montagnard aguerri et nageur de haut niveau, il excelle aussi dans les sports de combat lorsque, après son bac, il intègre l’Ecole des officiers de la gendarmerie nationale. Il sort major de sa promotion en 1975 et choisit comme première affectation un détachement de gendarmerie de Berlin.

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Source: Le Monde · Pierre Lepidi, Gaïdz Minassian

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