Découvrez ce qui a plu et déplu à notre envoyé spécial au stade Jean-Bouin après la victoire du Paris FC face à l’AS Monaco (3-1) dimanche lors de la 9e journée de Ligue 1.
COUPS DE CŒUR
Sinayoko dans tous les bons coups
À ceux qui ne le connaissent pas, il serait temps de se mettre à la page. Lassine Sinayoko est désormais le meilleur buteur (8) et le deuxième passeur (5) de Ligue 1 après avoir fait des misères à l’AS Monaco. Son pressing entraîne l’ouverture du score qu’il a signée lui-même (38e). Il a doublé la mise avec sang-froid face à Lukas Hradecky, après avoir pris de vitesse Eric Dier (44e).
Poison permanent pour la défense du Rocher, le Malien a réussi un gros travail balle au pied dans la surface, créant l’espace pour permettre à Pablo Pagis de refaire le break (74e, 3-1). Une ovation méritée pour sa sortie (79e). «Tout le monde va parler des buts, mais ce que j’ai surtout apprécié, c’est son attitude, ses efforts, son travail pour l’équipe», a loué son entraîneur Liam Rosenior.
Pagis, une odeur de plaisir
C’est pour ces joueurs qui respirent le foot, tels lui et Ilan Kebbal, que près de 19.000 spectateurs garnissaient les tribunes de Jean-Bouin. Pablo Pagis a donné du sens au jeu du PFC. Positionné en N.10 sur le papier, souvent excentré à gauche pour défendre, l’ancien Lorientais était toujours là où il faut, avec sa capacité à jouer à une touche de balle. Son double coup du sombrero, juste avant la mi-temps, a fait frissonner les supporters parisiens. Un but tardif (74e) qui récompense sa prestation.
L’au revoir réussi de Ferracci
Ce n’est qu’un au revoir, puisqu’il demeurera président d’honneur et continuera de représenter le club auprès des instances. Mais Pierre Ferracci a quand même vécu son dernier match en tant que président du Paris FC. Il occupait cette fonction depuis 2012, et avait intégré le club dès 2006 en tant qu’administrateur, lorsque celui-ci se hissait à peine en National (3e division).
Dimanche, une haie d’honneur lui a été réservée juste avant le coup d’envoi, par les joueurs et le staff technique. Une vidéo hommage a ensuite été diffusée. Un immense tifo le représentant, avec la mention «Merci président», a été brandi en tribunes. Le même texte était affiché sur les panneaux publicitaires lors des premières minutes de la rencontre. Un début de match que Ferracci a passé… au milieu des Ultras Lutetias.
Le Corse de 74 ans a passé le premier quart d’heure avec ces dizaines d’hommes torse nu, chantant et dansant à la gloire de leur futur ex-dirigeant. Ils lui ont réservé un second tifo, plus modeste, en fin de match. Il passera la main, la semaine prochaine, à Antoine Arnault. «Une transition qui marque l’aboutissement d’une transformation profonde du club et ouvre une nouvelle étape de son développement, avec une ambition partagée : inscrire durablement le Paris FC parmi les grandes institutions du football français», écrivait récemment le club dans un communiqué.
COUPS DE GRIFFE
La traversée du désert d’Abline
Paris Brunner et Matthis Abline n’avaient que rarement partagé le terrain depuis le début de saison. Pas sûr que Filipe Luis retentera l’expérience, tant le second, décalé sur le flanc gauche dans un 4-2-3-1, a vécu ce match comme une longue traversée du désert. Avec 9 ballons touchés en première période, l’ex-attaquant nantais de 23 ans n’a jamais vu le jour.
Il n’a pas été plus en réussite en seconde période, où il a cette fois évolué à droite. L’un de ses deux seuls tirs (53e) a été contré par Otavio, qui a ensuite fendu l’air de son poing pour exprimer sa joie rageuse, contrastant avec la mine déconfite d’Abline.
La défense monégasque aux abois
L’ASM n’avait, jusqu’ici, concédé que 2 buts dans le jeu en L1, plus faible total dans les cinq grands championnats. Elle en a encaissé trois ce dimanche, et c’est un moindre mal. Le PFC (19 tirs, 10 cadrés), qui a trouvé deux fois les montants, a eu des opportunités de corser l’addition. Eric Dier, absent depuis quatre matches, a comme souvent souffert dans la couverture de la profondeur, cause du deuxième but parisien.
Avant cela, Sadibou Sané avait perdu trop facilement le ballon et facilité l’ouverture du score. C’est sans parler des difficultés de Vanderson à contenir Moses Simon en un-contre-un. Le simple fait d’avoir laissé le Brésilien exposé au Nigérian, toujours avide de dribbles, était un problème. Juste avant le coup de sifflet final, Christian Mawissa a donné un coup de pied dans une bouteille d’eau près du but monégasque. Un symbole de la pénible soirée que l’équipe princière a vécu.
Source: Le Figaro · Sébastien Ferreira
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