La pression redescend au Paraguay après la fermeture de l'une des plus grosse banque du pays, l'Ueno Bank, qui a entraîné la chute du président Santiago Peña. La Banque centrale paraguayenne travaille d'arrache-pied pour rembourser les Paraguayens qui ont vu leurs comptes gelés d'un jour à l'autre. Ce week-end du 7-8 novembre, des banques sont exceptionnellement restées ouvertes, et les versements aux épargnants lésés ont commencé.
Publié le : 08/11/2026 - 18:59
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Tandis que le président déchu Santiago Peña était placé en détention provisoire, le 7 novembre, le système de réparation aux épargnants se mettait en place durant le week-end au Paraguay. Le fond de garantie des dépôts, une assurance fournie par la Banque centrale du pays, permet de rembourser les petits épargnants. Pour les épargnants plus importants, il faudra attendre la liquidation complète de l'Ueno Bank.
Dans la majeure partie des cas, les versements se font automatiquement, rassure la Banque centrale du Paraguay sur ses réseaux : « Les paiements ont commencé et sont en cours de traitement. Plus d'un million de personnes ont déjà récupéré leur épargne, et la Banque centrale du Paraguay s'efforce d'étendre ce processus au maximum. La Banque centrale du Paraguay s'engage à traiter chaque dossier correctement et à garantir que toute personne dont le compte était en règle reçoive ce qui lui est dû. »
L'Ueno Bank était devenu un acteur bancaire très compétitif grâce à son modèle digital. Près de la moitié de la population du Paraguay disposait d'un compte dans cet établissement. Des institutions et entreprises publiques étaient également clientes. Pour Samuel Acosta, analyste financier, cette crise risque surtout d'entacher l'image du pays :
« Je dirais que cela affecte principalement la crédibilité que le Paraguay s'est forgée au cours de la dernière décennie en matière de système financier et de stabilité économique. Et je crois que c'est là le plus grand préjudice causé, car certains contrôles ont manifestement bénéficié d'une certaine flexibilité avec le rôle prépondérant du pouvoir politique, ce qui a profondément ébranlé la confiance de la population. La réaction des autorités judiciaires est cruciale. »
Trois auditeurs de la Banque centrale travaillent activement depuis mardi 3 novembre pour faire la lumière sur la situation. Le parquet est chargé de déterminer la responsabilité du président destitué sur de possibles détournements de fonds publics.
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Source: RFI
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