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En investissant massivement dans l’IA, de nombreuses entreprises américaines réorganisent leurs effectifs, suscitant colère et incompréhension de leurs salariés (ici, OpenAI, à San Francisco). Jason Henry / Bloomberg

REPORTAGE - Ingénieurs, chercheurs, chefs de produit… Beaucoup de licenciés de la tech estiment payer la facture de l’IA. Autour de San Francisco, ils marchent ensemble pour tenir, tandis que l’État tente d’amortir le choc.

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Un lundi matin, sur les collines de Berkeley, une quarantaine de marcheurs gravissent le sentier à l’heure où la Silicon Valley allume ses écrans. Au sommet s’étale la baie de San Francisco, nonchalante et fébrile, laboratoire à ciel ouvert où se jouerait l’avenir de l’humanité. Chercheurs, ingénieurs, chefs de produit, ils prennent des nouvelles et échangent des tuyaux sur les entreprises qui recrutent.

Jay Sujay Bagi a un doctorat du MIT et des journées de dix heures en laboratoire derrière lui. Des expériences, des prototypes, de la matière qu’aucun algorithme ne sait manipuler. L’IA ne lui a pas volé son métier. Elle a siphonné ses budgets de recherche. « J’ai le sentiment d’avoir été touché indirectement par l’IA, sans que l’IA ait remplacé mon travail. En clair, je suis un dommage collatéral. »

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L’IA frappe de deux façons. Basem Istanbouli, remercié par Google en janvier 2025 et fondateur de ces randonnées, décrit la première. « La plupart des gens pensent que l’IA nous prend nos…

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Source: Le Figaro · Hébrard-Dumas Marie

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