Le député LFI Paul Vannier, à l’origine de l’amendement supprimant les crédits de l’enseignement privé. LUDOVIC MARIN / AFP

RÉCIT - Financer l’augmentation de 20 % du salaire des enseignants en prenant essentiellement sur les crédits du privé, à hauteur de 8,3 milliards d’euros : cet amendement du député LFI Paul Vannier a été adopté le 29 octobre en commission des finances.

Les crédits de l’enseignement privé sous contrat supprimés, d’un simple amendement porté par La France Insoumise et adopté en commission des finances de l’Assemblée, grâce aux voix d’une gauche allant jusqu’au PS. C’est le résultat d’un vote intervenu le 29 octobre dans le cadre du projet de loi de finances 2027. 

«On est quand même en commission des finances, pas au bar PMU !, tonne Pierre-Vincent Guéret, président de la fédération des organismes chargés de gérer les établissements catholiques (Fnogec). Un enseignement catholique qui ne serait pas légitime, qui coûterait trop cher, la question de la mixité, puis l’affaire Bétharram… Ces dernières années, les discours hostiles ont préparé le terrain. Ils se traduisent aujourd’hui par des actes. Le délire a atteint la commission des finances. Pour lui, il s’agit tout simplement d’une «déclaration de guerre». Qu’en est-il vraiment ?

Transfert de crédits

Le 29 octobre, le député LFI Paul Vannier a présenté un amendement proposant d’augmenter «immédiatement

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Source: Le Figaro · Caroline Beyer

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